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Paris

La poétesse

1er mars 2009

La poétesse

"Hier La Poète a embrassé son
fils. Puis elle a fait cuire un
cuissot de chevreuil. C’était
Noël. Vraiment."

Citizen Do

1er novembre 2008

Citizen Do

Citizen Do réunit plusieurs textes récents de Dominique Fourcade, dont Char, la préface qu’il a écrite pour le catalogue de l’exposition du centenaire de René Char à la Bibliothèque nationale, et un dispositif lyrique, Chansons et systèmes pour Saskia, qui peut être entendu comme une réplique à ce premier texte, ainsi qu’une chanson sans nom, qui rompt avec l’expérience très prenante d’un cycle – et enfin Post-scriptum, qui paraît en tête du livre et tente de faire le point sur un moment d’écriture et de vie, (…)

MRM

1er novembre 2008

MRM

Jacques Jouet dit avoir été toujours surpris que, dans les traditions poétiques, le portrait ne soit pas un genre dominant, comme en peinture ou en photographie, par exemple. Il y a les tombeaux, les hommages, les odes, mais les portraits ?… D’ailleurs, il a commencé par 107 âmes (Seghers, 1991), qui contient 107 poèmes biographiques. Il avait confectionné un questionnaire en dix points (neuf très administratifs, un plus personnel) que remplissaient des « sujets » choisis par des rabatteurs amis. Il (…)

<i>Ces mots qui nourrissent et qui apaisent</i>

1er octobre 2008

Ces mots qui nourrissent et qui apaisent

Phrases et textes relevés au cours de mes lectures.
"Les richesses que des décennies de réflexion, de méditation, de travail, de lecture, de rencontres avaient amassé dans mes réduits, allais-je les garder pour moi ? Mais écrire, n’est-ce pas vouloir communiquer, échanger, offrir à autrui un peu de ce qu’on est, de ce qu’on a vécu ? À quoi bon tout le travail accompli s’il ne doit pas rejoindre ceux qui cherchent avidement dans les livres ce dont ils ont faim ? Dans une société comme la nôtre, tant (…)

<i>Le monde est marrant</i> (vu à la télé)

1er juin 2008

Le monde est marrant (vu à la télé)

Ce volume rassemble une série de chroniques sur la télévision, parues bimensuellement, pendant deux ans, dans le magazine Le Matricule des anges. On y évoque par exemple des séries comme Caméra Café, des documentaires comme L’Odyssée de l’espèce, des émissions « culturelles » comme Corpus Christi, etc. Mais il ne s’agit pas d’un essai sur la télévision : savamment pensif, forcément critique, naturellement moralisateur et fulminant. C’est plutôt la confession d’un qui presque chaque soir (aux heures de (…)

Grand ensemble (concernant une ancienne colonie)

1er février 2008

Grand ensemble (concernant une ancienne colonie)

Un fantôme nous hante, insatisfait de sa commémoration (L’Année de l’Algérie, 2003), qui le célébra pour mieux l’effacer encore.
Ce livre donne un corps à ce spectre.
L’auteur y interroge sans relâche sa mémoire personnelle et plus que son souvenir : celui de cette génération d’avant, qui fit la guerre, ces phrases fameuses (« On utilisera tous les moyens », « On ne mettra pas les gants », etc.) que les démocraties s’autorisent parfois sans complexe, mais aussi la légèreté avec laquelle un pays tout entier (…)

Je voulais m’en aller mais je n’ai pas bougé

1er janvier 2008

Je voulais m’en aller mais je n’ai pas bougé

On pourrait dire de ce nouveau livre de Jean-Jacques Viton, qu’il est composé d’arrêts sur des états de prélèvements, des restes de situations, des traces qui concernent aussi bien l’intime que le collectif, l’historique que le privé. Il s’agit de les juxtaposer, et de voir. De voir ce que ce genre de catalogue de pièces à conviction engendre en nous de colère ou de tristesse.
En voici quelques-unes :
un malaise – un racisme discret destructeur – un chargeur c’est une réserve de munitions – pour une (…)

Conditions de lumière d’Emmanuel Hocquard

1er novembre 2007

Conditions de lumière d’Emmanuel Hocquard

L’élégie n’est pas dans les mots de la plainte. Elle est dans la répétition des mots de la langue. Elle est cette répétition. Ma langue tout entière est cette élégie. On ne parle jamais de soi. Il n’y a jamais de sujet d’énonciation, il n’y a de sujet que grammatical. Il n’y a pas de commencement, il n’y a pas de formulation première, il n’y a que recueillir dans une coupe de verre (cf. : "Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour").
En parlant ou en écrivant, en lisant, en traduisant, on (…)

Monospace d’Anne Parian

1er octobre 2007

Monospace d’Anne Parian

Pour Monospace, il s’agit d’abord de dessiner un jardin. Il y a, on le sait, différents arts des jardins. Il y a le récit d’un modèle, perdu. On va donc associer plantes et parfums, arbres, bancs, lignes, mobilier, constructions, couleurs, perspectives. Arranger un terrain, un territoire, un terrier, un tableau. Mais comment, sans même l’intention d’y parvenir, entre ruines et lieux communs, définir objectifs et moyens pour un espace qui ne prend formes que dans le projet de le décrire ? Monospace (…)

<i>Demain je meurs</i>

1er février 2007

Demain je meurs

« Hier, j’étais né ; demain, je meurs », souffle la Voix qui sort du lit d’agonie. Entre cet hier et ce demain : une vie, celle du père. Qui raconte cette vie est qui entendit murmurer la Voix. Scènes, vignettes, tracés d’émotions, poussées d’interprétation, visions en vitesse, conversions bouffonnes. Temps : une demi-heure en gros, à vélo. Espace : deux kilomètres. Décor : Bretagne, années 1950. Fond d’Histoire : la guerre d’Indochine, l’affaire Henri Martin, Budapest 1956, les communistes, André Marty, (…)

Poème
de l’instant

terrains vagues

Tu cueilles pour moi
des mûres poussiéreuses
au goût de septembre
et pendant qu’entre mes dents
je tente d’écraser les petites graines
je me dis que grandir
c’est à chaque fois quitter l’été.

Géraldine Hérédia, terrains vagues, Le port a jauni, 2021.