Paradise Now

Paradise Now

Ouvrage de Robin JOSSERAND.

"Mai 68 et ses origines sont des nostalgies : l’ère des avant-gardes est finie, c’est face au vide que l’on considère aujourd’hui son héritage. Le monde de 1968, déjà simplifié et spécialisé, spectaculaire et marchand, a inventé une rhétorique de l’idée, naïve, radicale et sensible. Penser sur tout, discuter sans cesse, c’était déjà la révolution.
La spécificité de la réception française de la contre-culture des années 60 est politique, son influence sur Mai est incontestable mais complexe, confuse, brouillée. Le caractère performatif des arts américains conduit à la relève des artistes français et va pousser à la révolte, comme une réponse à la culture dominante, un contre-courant. Cette avant-garde c’est la poésie beatnik, le folk du Greenwich Village, la free press subversive, les happenings du Living Theatre, le mouvement psychédélique de la côte ouest… L’underground imprègne la société et permet aux étudiants d’imaginer les thèmes libérateurs des murs de la Sorbonne, c’est la concrétisation d’une utopie."

Paru le 15 octobre 2018

Éditeur : Voix d’encre

Genre de la parution : Essai

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.