Parmi les égarés

Auteur : Marc Ross

Parmi les égarés

Préface de Georges de Rivas.

Soixante cinq ans après le séisme d’Orléansville, Marc Ross ramasse enfin « la plume de ses souvenirs » liés au 9 septembre 1954 et nous offre à travers ce recueil celle qui lui appartient désormais, celle qui parvient à exorciser le drame vécu par tant d’hommes, de femmes et d’enfants, celle qui reconstruit une ville sur le territoire poétique et celle qui révèle « la vocation à exprimer les émotions éprouvées » tel l’affirme le préfacier.
Après la déambulation dans Manhattan, de AlphaBet City, son précédent ouvrage, c’est ici la débandade Parmi les égarés : un grand « remue-ménage » gravé dans le regard d’un enfant de six ans, avec son imaginaire, ses références, réfléchi dans celui de l’homme devenu, avec ses réflexions, ses points de vue, sa rage ou bien sa mansuétude, mais encore sculpté dans celui du poète, avec ses champs lexicaux entremêlés, ses personnifications végétales, mobilières, immobilières et sa musicalité plurielle et rémanente…

Paru le 10 octobre 2019

Éditeur : Editions Prolégomènes

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Alejandro Jodorowsky

C’est comme ouvrir un menhir avec les mains

Cessez de chercher, vous êtes la porte
et les gardiens qui en interdisent l’accès.
Chaque pas vous éloigne du nombril
chimères assoiffées d’aventure.
Vous croyez que le mariage vous libère de la mort
ou que l’argent vous marque dans la hiérarchie divine.
Cessez de chercher, la conscience est le philtre magique,
L’œil capable de rejoindre les orbites vides de Dieu
traversant la mort. Personne ne se rencontre soi-même
en parcourant les mers ou en explorant les cavernes.
C’est difficile, comme ouvrir un menhir avec les mains
car notre âme est plus dure que la pierre.

Alejandro Jodorowsky, Traduit de l’espagnol (Chili) par Martin Bakero et Emmanuel Lequeux
dire ne suffit pas, no basta decir, Le Veilleur Éditions, 2003.