Passagers des vents

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association haïtienne fondée par James Noel

IntranQu'îllités n° 4

1er juin 2016

IntranQu’îllités n° 4

IntranQu’îllités n° 4 Aminata Aidara, Hemley Boum, Aimé Césaire, Julien Delmaire, René Depestre, Ananda Devi, Christelle Evita, Gaël Faye, Armand "Gauz" Gbaka-Brédé, Nancy Huston, Dany Laferrière, Alain Mabanckou, Mohamed Mbougar Sarr, Karim Miské, James Noël, Rodney Saint-Éloi

IntranQu'îllités n°2

1er mai 2013

IntranQu’îllités n°2

Vouloir rassembler des énergies de partout, pour produire un beau rêve déguisé en revue, pourrait sembler chimérique. Paradoxalement, cette chimère est le carburant de notre motivation, c’est elle qui fait vrombir notre moteur.
Dans notre premier numéro paru en mai 2012, nous avons proposé une union libre des imaginaires, perlée d’une centaine de contributions. Nous avons rendu hommage au grand Jacques Stéphen Alexis, auteur inspirant et qui appelle les frères humains, au fil de ces mots, à un devoir (…)

Intranqu'îllités

1er mai 2012

Intranqu’îllités

C’est toujours la même transe, la même contrebande : mince chaos du dedans, pour vastes échos dehors.
Entrée en matière
IntranQu’îllités. Ne vous fiez pas à l’île, qui saute aux yeux comme une proposition de soleil, de clichés de sables fins. On est souvent conduit à percevoir l’île comme un territoire replié sur ses bornes, où il suffirait de pivoter sur un pied pour en faire le tour. Le préfixe In dans IntranQu’îllités pourrait même renvoyer à la négation de l’insularité. Ce titre est une manière, (…)

Poème
de l’instant

Carl Norac

Petit poème pour y aller

Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Un insecte sur ta peau dont tu écoutes la musique des pattes.
La sirène d’un bateau suivie par des oiseaux, ou un pli de vagues.
Un arbre un peu tordu qui parle pourtant du soleil.
Ou souviens-toi, ces mots tracés sur un mur de ta rue :
« Sois libre et ne te tais pas ! ».
Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Pas une longue chanson, mais assez de musique pour partir
en promenade ou sur une étoile,
à vue de rêve ou de passant.
C’est un aller qui part sans son retour
pour voir de quoi le monde est fait.
C’est le sourire des inconnus
au coin d’une heure, d’une avenue.
Au fond, un poème, c’est souvent ça,
de simples regards, des mouvements de lèvres,
la façon dont tu peux caresser une aile, une peau, une carapace,
dont tu salues encore ce bateau qui ouvre à peine les yeux,
dont tu peux tendre une main ou une banderole,
et aussi la manière dont tu te diras :
« Courage ! Sur le chemin que j’ai choisi, j’y vais, j’y suis ! ».
Un poème, à la fois, ce n’est pas grand-chose
et tout l’univers.

Carl Norac, inédit, pour le 22e Printemps des Poète / Le Courage