Paupières de terre

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Montrouge cedex

Un peu de jour aux lèvres

1er juin 2010

Un peu de jour aux lèvres

"A cause peut-être
de la brutalité de l’absence
de l’effondrement des voix
on cherche entre les mots
ce qui allège
une clé pour l’inhabitable"

D'entente avec oui de Jacques Roman

1er décembre 2008

D’entente avec oui de Jacques Roman

Gravures de Vincent Ottiger. Poèmes
Mes doigts tremblaient
d’impatience
piaffant comme chevaux
d’aller charger encore
l’ennemi de la vie

Ces gestes en écho

1er décembre 2006

Ces gestes en écho

"s’abandonner à la lumière
comme le tournesol
au gré du vent
qui l’empêche ?"

<i>Du monde du chagrin de Jacques Roman et Bernard Noël</i>

1er décembre 2006

Du monde du chagrin de Jacques Roman et Bernard Noël

De Jacques Roman et Bernard Noël.
"Le chagrin va vêtu de trop de peaux, le temps le déshabille, et sa dernière peau est le don de sa nudité offerte à l’oubli." Jacques Roman.
"L’oubli nous repose de nous-même et du monde dans la mesure où il recouvre tout ce qui pèserait trop lourd, mais l’écriture un jour va y puiser ce qui finirait par nous manquer si elle ne l’effaçait pas en éclairant."
Bernard (…)

de l'horizon

1er mai 2006

de l’horizon

Silence à vif

1er mai 2004

Silence à vif

qui parle
dans nos corps ?
Qui creuse
sans aucun bruit
qui officie
dans notre dos ?
qui décide
de la beauté
de son effondrement ?

Poème
de l’instant

Alejandro Jodorowsky

Es como abrir un menhir con las manos

Cesad de buscar, vosotros mismos sois la puerta
y también los guardianes que prohiben la entrada.
A cada paso que dais os alejais del ombligo
convertidos en fantasmas sedientos de aventura.
Creeís que el matrimonio os libera de la muerte
o que el dinero os inscribe en la jerarquía divina.
Cesad de buscar, el filtro mágico es la conciencia,
ojo que puede regresar a las cuencas vacías de Dios
atravesando la muerte. Nadie se encuentra a sí mismo
recorriendo los mares o bajando a cavernas.
No es fácil, es como abrir un menhir con las manos
porque tenemos un alma más dura que la piedra.

Alejandro Jodorowsky, Traduit de l’espagnol (Chili) par Martin Bakero et Emmanuel Lequeux
dire ne suffit pas, no basta decir, Le Veilleur Éditions, 2003.