Pendant la durée d’une nuit blanche Antonin Artaud à Ville-Évrard

Pendant la durée d'une nuit blanche Antonin Artaud à Ville-Évrard

par Alice Becker-Ho et Gérard Rondeau

Textes et photographies.

« Antonin Artaud a fait là plusieurs séjours. Poignant théâtre de la cruauté où son ombre inquiète rôde encore, « oriflamme calciné », à la recherche de son insaisissable double. « Chaque pensée réprimée est un double […] Où vont toutes les pensées inutilisées ? » avait noté Artaud en vue de la conférence
du 13 janvier 1947 au Vieux-Colombier. Du passage, à proprement parler, de ce célèbre visionnaire, il ne reste ici rien de tangible. Rien que la couleur passée des murs griffés ; la hauteur des plafonds qui ont répercuté les cris ; l’infini du ciel, un paysage de verdure et le chant des oiseaux, murés derrière les vitres des hautes fenêtres sans poignées tout comme la multitude des portes. »

Paru le 1er avril 2003

Éditeur : Le Temps qu’il fait

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Port d’attache

il a suffi d’une seule parole
prononcée dans l’invisible
pour que je rentre à la maison
ce grain de sable où dort encore l’univers

Laure Morali, « Port d’attache », apulée, Éditions Zulma, 2021.