Petit traité du noir sans motocyclette (sauf une in extremis)

Petit traité du noir sans motocyclette (sauf une in extremis)

Roger LAHU, Marie BATEAU-LAHU (couverture), Daniel FANO (préface)
Le livre : Le narrateur dont Roger Lahu rapporte les propos tue le temps qui lui reste en parlant sans trêve, un rien le fait changer de sujet (minute – une mouche qui revient obstinément n’est sûrement pas anecdotique, il se pourrait même qu’elle soit en train de signifier quelque chose, ce ne serait pas la première fois), il multiplie les incursions dans son passé, y retrouve ses grands-parents, les confitures de sa grand-mère, les parties de pêche avec son grand-père (ici, le préfacier est interrompu par un courriel de l’auteur qui lui annonce qu’il a « chopé un très gros chevesne, une petite carpe et une truite » et qu’il vient de les vider). Il ramasse les détails infimes, les épiphanies qui, d’un siècle à l’autre, ont pris tellement d’importance. Il n’est pas désespéré, il se sent simplement libre de dire ce qu’il veut comme il veut, ce n’est pas morbide, c’est même énergisant, on est en pleine célébration de la vie.
(Extrait de la préface de Daniel Fano)

Les auteurs : Roger Lahu est né en 1953. Il est père de deux enfants. Vit désormais perché sur une colline en Sud Bourgogne dans le pays clunisois. A éparpublié une vingtaine de livres, plaquettes et autres opuscules chez divers éditeurs et en revues.
Marie Bateau-Lahu est diplômée des Beaux-Arts (gravure). Ses matériaux désormais exclusifs : papiers divers, encres, gouaches.

Paru le 1er juin 2017

Éditeur : Les Carnets du Dessert de Lune

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.