Pier Paolo Pasolini, une suite et autres poèmes d’ Éric des Garets

Pier Paolo Pasolini, une suite et autres poèmes d' Éric des Garets

l’ouvrage
« Les poèmes qui constituent ce recueil sont autant de possibilités d’écriture. Ils répondent tous à un appel. Ainsi de cette suite sur Pasolini ; elle s’est imposée à moi.
Je m’adressais à une voix aimée entre toutes ». Éric des Garets réagit à la défaite de l’être. Il dénonce l’imposture, le bruit du temps ne le détourne pas de sa source.
Pier Paolo Pasolini incarne pour lui le sacrilège retourné. Il s’en prend aussi au monde du faux, il démasque l’imposture et met à nu l’essentiel.

l’auteur
Éric des Garets poursuit son dialogue avec ses figures littéraires aimées, ici Pier Paolo Pasolini.
Son ambition reste la même que pour Chassez l’intrus, carnets 2003-2006 (Le bleu du ciel, 2013) : dire ce qui importe sans tricher, avec les mots les plus simples, les plus limpides.
Écrivain et poète, est aussi un spécialiste de Mauriac et du rugby et a consacré à l’un comme à l’autre de nombreux ouvrages de référence.

tirage de tête
De l’édition originale de cet ouvrage ont été tirés 15 exemplaires de tête.
Chaque exemplaire, signé et numéroté de I à XV, est accompagné d’un dessin original de l’artiste Michel Herreria et d’un extrait du livre manuscrit par l’auteur ;
et 6 exemplaires HC réservés à l’auteur, l’artiste et l’éditeur.
120 € (visuels disponibles sur demande, nous contacter)

Paru le 1er décembre 2015

Éditeur : Le Bleu du ciel

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Ludovic Janvier

Bientôt le soleil

« Je ne cherche pas l’essor, l’oubli, la grâce, je sais qu’ils me sont impossibles. Et d’ailleurs je ne le voudrais pas. L’ange me fait peur. Non, je cherche la présence et le poids, ou plus exactement la présence me cherche, le poids me trouve, le poids sur moi de la lumière comme un mur, la présence à plein regard de la mer qui fait masse ou du feuillage hanté par le ciel. De sorte que les jours de timidité, ou de trop fort vouloir, je reste pris dans la glu du moment, prisonnier du trop plein jusqu’à la nausée. Les jours de décision, j’allais dire de légèreté mais ne te vante pas, je vois sortir de moi une réponse, plus ou moins claire, plus ou moins simple, plus ou moins forte. Content ? Non, jamais content. Mais, quand même, content. »

Ludovic Janvier, Bientôt le soleil, Flohic Éditions, 1998.