Platero et moi de Juan Ramón Jiménez

Platero et moi de Juan Ramón Jiménez

Traduit de l’espagnol par Claude Couffon

Les Éditions Seghers rééditent l’une des plus belles œuvres de leur fonds : Platero et moi, de Juan Ramón Jiménez, prix Nobel de littérature en 1956.

Avec Platero et moi, que l’on a souvent comparé au Petit Prince, Jiménez nous offre un conte plein de fraîcheur dans lequel nous découvrons les charmes secrets d’un village d’Andalousie. En compagnie du petit âne Platero, le narrateur de ce récit poétique nous fait entrer en communion intime avec les humbles, les mendiants, les pâtres, les Gitans, les braconniers et les enfants du village. La mince pellicule de terre que soulèvent les petits sabots de l’âne est l’écorce même de la vie.
Écrit à Moguer, en Andalousie, en 1914, Platero et moi fut traduit par Claude Couffon et publié pour la première fois en français par Pierre Seghers, l’année même de la remise du prix Nobel. Les Éditions Seghers, en partenariat avec les Éditions sonores Sous la lime, le rééditent aujourd’hui en version intégrale avec des dessins de l’artiste espagnol Baltasar Lobo, qui ajoutent encore à la poésie et à la tendresse souriante du récit. Une étude de Jean Giono, publiée en postface, et une adaptation musicale de l’œuvre contribueront à faire découvrir ou redécouvrir ce classique de la littérature du xxe siècle.

Paru le 1er novembre 2008

Éditeur : Seghers

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Guennadi Aïgui

« Un peu »

bonheur ? – « Un peu »
béatitude – « Un peu » :

ô murmure : comme vent – du soleil :

de pain – un peu… et de lumière du jour… –

et du petit bruit des hommes
comme d’une nourriture – pour la Mort prête… –

que nous la rencontrions paisiblement
comme si nous étions tous toujours sur tout seuil –

en fraternelle souffrance… –

ô notre liberté !… – lueur d’âme :

simple :

« Un peu »
1975

Aïgui, « Un peu », Festivités d’hiver, traduit du russe par Léon Robel, Les Éditeurs français réunis, 1978.