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Bordeaux

<i>Le sexe des poêmes</i>

1er septembre 2010

Le sexe des poêmes

"Pour une fois je
ne parlerais pas d’amour
dans se recueil
mais du sexe des mots.
Or les mots
ne font pas l’amour
ou du moins
pas comme nous."

Questions de Pierre Tilman

1er septembre 2010

Questions de Pierre Tilman

Faites-vous de votre vie un roman ?
Les points d’interrogation sont-ils des crochets ?
Est-ce vous qui dites cela ou un autre que vous ?
Est-ce que vous vous remarqueriez si vous vous croisiez dans la rue ?
Vos sens sont-ils giratoires ?
Le tour du point d’interrogation en 163 questions…
pour pouvoir vivre sans réponses.

qu'est-ce que la poésie ? de Didier Periz

1er juin 2008

qu’est-ce que la poésie ? de Didier Periz

Entre printemps, salons, marchés, lectures, mises en scène, concours, jamais la poésie n’a eu autant de vitrines.
Tous les éditeurs sont confrontés à une multitude de manuscrits tous plus géniaux les uns que les autres.
Le hic, c’est que la poésie publiée est très peu lue, la plupart des rencontres autour d’un texte ou d’un auteur ne réunit qu’un public clairsemé.
La raison ? des erzats de poésie sont majoritairement distillés avec l’aval matériel et moral de fonctionnaires de la culture de tous poils (…)

Tout ce pourquoi est de sel

1er juin 2008

Tout ce pourquoi est de sel

Thierry Metz. Révélé par Le Journal d’un manœuvre (Gallimard-L’Arpenteur, 1990), considéré comme l’un des grands poètes français de la fin du xxe siècle, il publie plusieurs recueils aux éditions Jacques Brémond, Arfuyen, L’Arrière-Pays, Opales et Pleine Page jusqu’à l’écriture de son œuvre testamentaire, L’Homme qui penche, parue chez Opales/Pleine Page après sa disparition en avril 1997. La poésie de Thierry Metz procède par évidement (« Ne rien emporter le matin, ne pas s’alourdir »), car il s’agit de (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.