Po&sie n°114

Auteur : Cole Swensen

<i>Po&sie n°114</i>

Dominique Fourcade, In Memoriam Gustaf Sobin

Stephen Owen, L’expérience du passé dans la littérature chinoise classique, traduit et présenté par Claude Mouchard et Tiphaine Samoyault

Robert Bly, traduit par Serge Fauchereau
Charles Tomlinson, traduit et présenté par Michèle Duclos
A. D. Hope, Six poèmes du paysage en deux, traduits et présentés par Didier Coste
Henri Cole traduit et présenté par Claire Malroux,
Christena Pugh, traduit par Véronique Berthon et Emmanuel Laugier
David Saint John, La Face - Une nouvelle en vers, traduit par Jean-Patrice Courtois et Christine Planté
Robyn Schiff, Trois poèmes, traduit par Esther Tellerman et Béatrice Trotignon
Cole Swensen, Le livre des Cent Mains, traduit par Nicolas Pesquès
Alain Andreucci, pournathaliedecquepournathaliepournathaliedecque
Alain Duault, Du fond obscur de la clarté et autres poèmes
Jorge Reichmann, traduit et présenté par Claude Le Bigot
Georges Veltsos, traduit par Blanche Molfessis et Olympia Glykioti

Ovide, Héroïdes, traduit par Danièle Robert

Marc Froment-Meurice, Arrivée à Destin
Catherine Malabou, Heidegger critique du capitalisme ou le destin de la métaphore économique

Ernest Hoffmann, Logos et epos chez Héraclite et Parménide, traduit et présenté par Martin Rueff
Vittorio Sereni, Le travail du poète, traduit, annoté et présenté par Martin Rueff

Citations de Césaire, par Claude Mouchard

Paru le 1er janvier 2006

Éditeur : Belin/ Po&sie

Genre de la parution : Revue

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.