Poème pour Emily Dickinson

Alejandra Pizarnik

De l’autre côté de la nuit
l’attend son nom
son subreptice désir de vivre,
de l’autre côté de la nuit !

Quelque chose pleure dans l’air,
les sons dessinent l’aube.

Elle pense à l’éternité.

Alejandra Pizarnik, « Poème pour Emily Dickinson », traduit de l’espagnol (Argentine) par Jacques Ancet, La dernière innocence, Ypsilon Éditeur, 2012.

Poème
de l’instant

Sang de nos racines

Laisser tomber les voiles et les brumes sur l’humus des nuits
que la neige prenne racine, pour que germe des paroles de printemps.

Francis Gonnet, Extrait de « Sang de nos racines », Revue Poésie / première, 2021.