Poèmes Chan

Poèmes Chan

Traduit par Jacques Pimpaneau

Collection Picquier poche

Ces poèmes de moines du bouddhisme chan (zen en japonais) sont comme les facettes d’un seul joyau. Ils transmettent une expérience qui ne peut se livrer que par la musique, la peinture ou la poésie, celle de l’Eveil à sa véritable nature. Ils évoquent la vie de ces ascètes retirés dans des huttes accrochées à flanc de montagne, proches des nuages, du vent et de la lune. Leur beauté intemporelle résonne longuement à notre cœur, et leur simplicité apparente est une tentation pour l’esprit. « Le bouddhisme n’est pas ailleurs qu’en chacun de nous », dit Jacques Pimpaneau, qui les a traduits avec un rare bonheur.

Paru le 1er novembre 2016

Éditeur : Picquier

Genre de la parution : Anthologie

Poème
de l’instant

Évariste de Parny

Poésies érotiques

Enfin, ma chère Éléonore,
Tu l’as connu ce péché si charmant
Que tu craignois, même en le désirant ;
En le goûtant, tu le craignois encore.
Eh bien, dis-moi ; qu’a-t-il donc d’effrayant ?
Que laisse-t-il après lui dans ton âme ?
Un léger trouble, un tendre souvenir,
L’étonnement de sa nouvelle flamme,
Un doux regret, et surtout un désir…
… Moments délicieux, où nos baisers de flamme,
Mollement égarés, se cherchent pour s’unir !
Où de douces fureurs s’emparant de notre âme,
Laissent un libre cours au bizarre désir !

Évariste de Parny, Poésies érotiques, 1778.