terrains vagues

Tu cueilles pour moi
des mûres poussiéreuses
au goût de septembre
et pendant qu’entre mes dents
je tente d’écraser les petites graines
je me dis que grandir
c’est à chaque fois quitter l’été.

Géraldine Hérédia, terrains vagues, Le port a jauni, 2021.

Poème
de l’instant

Poème inédit d’Anita Conti

Pourrais-tu ignorer
Que chaque jour, Pour Toi,
un ciel entier s’éclaire ?

À Tous les pas de cet élan
qu’est notre vie
À tous les jeux de cette rage
J’ai ouvert les bras
Et gémi

Et sur le grand vent refermé,
Au long des temps
Mes bras heureux brûlent encore
De leur désir.

Anita Conti, 4 janvier 1994, à Fécamp, Inédit.