Poèmes pour les marchandes de pommes &. de Jonathan Swift

Traduits par Emmanuel Malherbet
L’arbre 2008, bilingue.
288 exemplaires brochés, couverture monotype, impression bicolore au plomb.
Les cris du marché, les poèmes-graffitis qu’on trouve gravés sur les vitres des auberges, de petits morceaux d’humour, d’humeur et d’ironie, tels sont les thèmes de ces poèmes de Swift. Langue verte, langue vive, souci de la musique des mots autant que de la vision qui touche. A quoi s’ajoutent dans cette édition les deux grands poèmes lyriques de Swift, de grand souffle et grande modernité : Description d’un orage sur la ville et Description du matin.
Une édition bicolore, imprimée au plomb par Christine Brisset sur sa presse des Editions de l’Arbre.

"C’est sûr, l’église et le clergé d’ici
Sont de bien proches parents
Tous deux loin des intempéries
Et tous deux vides en dedans."

Paru le 1er novembre 2008

Éditeur : Alidades

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.