Poèmes

Le luth d’Héliette de Vivonne

Le Luth
Pour le plus doux ebast que je puisse choisir,
Souvent, après disner, craignant qu’il ne m’ennuye,
Je prends le manche en main, je le taste et manie,
Tant qu’il soit en estat de me donner plaisir.
Sur mon lict je me jette, et, sans m’en dessaisir,
Je l’estrains de mes bras et sur moy je l’apuye,
Et, remuant bien fort, d’aise toute ravie,
Entre mille douceurs j’accomplis mon désir.
S’il avient, par malheur quelquefois qu’il se lasche,
De la main je le dresse, et, derechef, je tasche (…)

Je vis, je meurs de Louise Labé

Dit par un élève de 4ème du collège Chartreuse, Saint Martin le Vinoux

Le pont Mirabeau de Guillaume Apollinaire

Dit par une élève de 4ème du Collège Chartreuse, Saint Martin le Vinoux

Le renard et la cigogne de Jean de La Fontaine

Dit par deux élèves du collège Chartreuse, Saint Martin le Vinoux

Madrigal, de Pierre de Ronsard

Dit par un élève du collège Paul Eluard, Verzy

Parle-moi… d’Alphonse de Lamartine

Parle-moi ! Que ta voix me touche !
Chaque parole sur ta bouche
Est un écho mélodieux !
Quand ta voix meurt dans mon oreille,
Mon âme résonne et s’éveille,
Comme un temple à la voix des dieux !
Un souffle, un mot, puis un silence,
C’est assez : mon âme devance
Le sens interrompu des mots,
Et comprend ta voix fugitive,
Comme le gazon de la rive
Comprend le murmure des flots.
Un son qui sur ta bouche expire,
Une plainte, un demi-sourire,
Mon coeur entend tout sans effort : (…)

La musique, de Charles Baudelaire

Dit par un élève du collège Paul Eluard, Verzy

Conjugaisons et interrogations

Jean Tardieu

Dit par un élève du Collège Sophie Barat, Châtenay-Malabry

Passion

Zéno Bianu

Dit par une élève du Collège Sophie Barat, Châtenay-Malabry

Une nuit qu’on entendait la mer, de Victor Hugo

Dit par une élève du Collège Sophie Barat, Châtenay-Malabry

Poème
de l’instant

Anna Akhmatova

Poèmes

Au seuil du printemps, il est certains jours
Où la prairie se repose sous la neige dense,
Où les arbres font un bruit gai et sec,
Où le vent tiède est tendre et moelleux,
Où le corps s’étonne de sa légèreté,
Où l’on ne reconnaît plus sa maison,
Où la chanson qui déjà lassait
On la chante avec émoi, comme neuve.

Printemps 1915
Slepnévo

Anna Akhmatova, Poèmes, traduit du russe par Claude Frioux, Éditions Librairie du Globe, 1993.