Poésie virale, Clones & Contamina©tion de Susana Sulic

Poésie virale, Clones & Contamina©tion de Susana Sulic

Une contamina©tion se dégage de l’expérience littéraire de Susana Sulic, menée à « contrechamp » du langage. Héritiers d’une expérience totale, (Performances, Installations … ) ses poèmes se structurent dans un milieu de cult(H)IV. Des enzymes -consonnes et voyelles-, configurent une chaîne minimale et abstraite.Les signes luttent pour s’imposer sur la page envahie de globules blancs. Ils survivront le temps d’une lecture. Aléatoires et programmés, génétiquement modifiés, les virus nous habitent comme les structures invisibles de la matière. Aussi économes que la Nature, ils défient l’air du temps pour s’introduire dans le corps social et obligent à repenser la chaîne du vivant.

Susana Sulic, (Argentine) sociologue, est diplômée des Beaux-arts à Buenos Aires et à la Kunstakademie de Dusseldorf. Dr en Esthétique, (Sciences et Technologie de l’Art) à l’Université de Paris VIII, elle est l’auteur de nombreux articles et publications sur l’Art latino-américain et l’Art contemporain. Organisatrice d’évènements culturels, elle réside à Paris.

Paru le 1er septembre 2005

Éditeur : Indigo et côté femmes

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

La colline que nous gravissons

And yet the dawn is ours before we knew it.
Somehow, we do it.
Somehow, we’ve weathered and witnessed
A nation that isn’t broken, but simply
unfinished.

Amanda Gorman, La colline que nous gravissons , Traduit de l’anglais (États-Unis) par Lous and the Yakuza, Éditions Fayard, 2021.