Poésies du monde

Auteurs : Jean Orizet, Charles Juliet, Carl Norac, Alain Jouffroy, Thierry Renard, André Velter, Jean-Marie Barnaud, Zéno Bianu, Marc Blanchet, Alain Borer, Patricia Castex Menier, Francis Combes, Véronique Pittolo, Jean-Michel Maulpoix, Roland Reutenauer, Jean-Pierre Spilmont, Fabienne Courtade, Marie Étienne, Alain Freixe, Herri Gwilherm Kerouredan, Pierre Lartigue, Jean-Pierre Lemaire, Denis Montebello, Jean-Baptiste Para, Nathalie Quintane, Claude Vercey, Camille Loivier

<i>Poésies du monde</i>

54 poèmes étrangers traduits par 28 poètes français ou francophones. Cette anthologie a pour but de rendre compte de la richesse poétique à travers différentes langues et de mettre en exergue la part prise par les poètes eux-mêmes à l’effort de diffusion du patrimoine poétique.
Elle donne à lire des poèmes de diverses langues (allemand, anglais, arabe, chinois, danois, espagnol, grec, hébreux, hongrois, italien, indien, japonais, macédonien, maya, néerlandais, norvégien, polonais, portugais, russe, serbo-croate, suédois, turc) et de langues régionales (alsacien, breton, basque, corse, occitan, catalan). Les poèmes, écrits par des poètes étrangers contemporains ou du XXe siècle sont publiés en langue originale.

La traduction en français de chaque poème a été proposée par les poètes français : Jean-Marie Barnaud, Zéno Bianu, Marc Blanchet, Alain Borer, Patricia Casteix-Menier, Francis Combes, Fabienne Courtade, Marie Étienne, Alain Freixe, Alain Jouffroy, Charles Juliet, Herri Gwilherm Kerouredan, Pierre Lartigue, Jean-Pierre Lemaire, Camille Loivier, Jean-Michel Maulpoix, Denis Montebello, Carl Norac, Jean Orizet, Jean-Baptiste Para, Véronique Pittolo, Nathalie Quintane, Lionel Ray, Thierry Renard, Roland Reutenauer, Jean-Pierre Spilmont, André Velter, Claude Vercey.

Anthologie - Collectif. Co-édition Seghers et Le Printemps des Poètes.

Paru le 1er mars 2003

Éditeur : Seghers

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.