Poesis

Le thème central de nos éditions est la relation poétique avec le monde. Le terme latin poesis, qui provient du grec poiêsis, exprime notre désir de nous tourner vers les origines de la poésie, bien au-delà des mots et de tout genre littéraire.

« En poète, l’homme habite sur cette terre » a écrit Hölderlin. « La poésie est le réel absolu, plus c’est poétique, plus c’est vrai » a pensé Novalis. La poésie révèle « l’unité qui demeure en tout » et confirme son existence grâce à de multiples correspondances.

De nombreux écrivains et poètes de l’époque antique, romantique ou contemporaine évoquent leur relation poétique avec le monde. Poesis se consacre à des écrits abordant cette relation, des livres à la croisée des disciplines, de la philosophie, des sciences et de la théologie.

Poesis dédie ses deux premières parutions à Novalis, ce poète allemand qui est l’inventeur du roman moderne et qui a défini une poésie nouvelle. Celle-ci nous permet de regarder le monde contemporain autrement.

Editeur : Frédéric Brun
contact@poesis-editions.fr

Contact

3 Quai Voltaire

75007

Paris

La Beauté

15 mars 2019

La Beauté

Sous la direction de Frédéric Brun.
Comment peut-on aborder la notion de beauté aujourd’hui ? Après plus de vingt siècles de réflexions sur un plan esthétique, philosophique ou poétique, elle apparaît toujours aussi mystérieuse et difficile à définir.
Sur la terre ou dans l’univers, partout nous contemplons de belles choses : un paysage, un ciel étoilé, des reflets colorés sur l’eau, de la neige qui tombe, un animal, le visage d’un homme, d’une femme, un regard… Mais derrière ces apparences, nous sommes (…)

Qu'est-ce que le poétique de Jean Onimus

21 février 2017

Qu’est-ce que le poétique de Jean Onimus

"Le poétique déborde largement les limites de ce qu’on appelle poésie. La danse, la musique, la peinture, les romans, le théatre, le cinéma, bref, toutes les productions culturelles et tous les arts peuvent être poétiques et classés comme tels. Mais, plus largement encore, nous essaierons de montrer que presque toutes les expériences ardentes de la vie, les perceptions des choses et des êtres, recèlent une dimension (…)

Habiter poétiquement le monde

1er mars 2016

Habiter poétiquement le monde

POESIS réunit dans une anthologie-manifeste plus de cent auteurs qui rappellent la nécessité d’« Habiter poétiquement le monde ». Cette expression, empruntée à un célèbre vers du poète allemand Hölderlin, n’a jamais cessé depuis deux cents ans d’être citée ou commentée par des écrivains, des poètes et des philosophes de tous les pays. Les textes sont regroupés en cinq périodes : – Le monde romantique avec Schlegel, Hölderlin, Novalis, Keats, Shelley, Wordsworth, Leopardi, Hugo, Lamartine… – Le monde (…)

Novalis et l'âme poétique du monde par Frédéric Brun

1er avril 2015

Novalis et l’âme poétique du monde par Frédéric Brun

Friedrich von Hardenberg, plus connu sous le nom de Novalis demeure l’un des poètes les plus purs qui ait jamais existé. La poésie est au centre de tous ses écrits. En vingt-neuf ans de vie seulement, il a su évoquer les correspondances entre toutes les disciplines, poétiques, philosophiques, scientifiques ou religieuses. Sa vie correspond elle-même parfaitement à l’émerveillement provoqué par la lecture de ses écrits : son enfance dans les vieux manoirs familiaux, ses années d’apprentissage (…)

Novalis Poésie, réel absolu

1er avril 2015

Novalis Poésie, réel absolu

Avant-propos de Frédéric Brun
En 1797, Novalis publie ses premiers fragments dans la revue Athenaeum et continue à en écrire durant toute son existence.
« La poésie est le réel véritablement absolu. C’est le noyau de ma philosophie. Plus c’est poétique, plus c’est vrai », peut-on lire dans ses premières pensées. Philosophe, scientifique et poète, il place la poésie au cœur et au-dessus de toutes les disciplines en faisant d’elle celle qui permet d’assurer leur fusion pour mieux comprendre l’univers. Elle (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.