Pour voix et flûte

de Pierre Dhainaut

Pour voix et flûte

Encres de Caroline François-Rubino

Trois poèmes traversés par le temps, celui de notre vie humaine, l’acceptation de sa finitude, l’importance de la nature et de la nécessité de se trouver en accord avec elle, le langage, la transmission…
Ces poèmes comme des testaments dont l’ultime message est d’embrasser le monde, s’accorder à chacune de ses pulsations pour non pas simplement être, mais vivre pleinement.

« l’espace n’aperçoit aucun obstacle
au tréfonds de la gorge ou dans le ciel
quand le regard apprend à se perdre,

à se retrouver de nuage en nuage
comme de voix en voix pour que l’entrée
se prolonge, se prolonge… »

Paru le 27 janvier 2020

Éditeur : Aencrages&Co

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Je suis la fille du baobab brûlé

Elle a une main dans la main du désir
Nous ramons en haute mer
Les eaux suffoquées cassées
Masses pendues aux os tendres
Où je meurs dialogue des corps
Le voyage est infini sur les routes de lumière
Le vin des amants est un baiser mortel

Au chant de la bien-aimée
Un soupir rend l’éternité
Mêlant l’anatomie des sens
Notre histoire refuse la chronique des héros
Le sexe humide du poème
Nourrit l’espérance du monde
Nous arriverons ensemble
Nous cheminerons ensemble
Nous partirons ensemble
Au contrepoint de la terre

Ce qui n’est à personne est à moi
J’embrasse le crépuscule d’eau
Je suis debout au flanc des nuages
Je respire l’air frais du soir
Tant qu’il y aura une étoile
Je brillerai avec ma chanson
Et je chanterai à voix de tête

Rodney Saint-Éloi, Je suis la fille du baobab brûlé, « Elle a une main dans la main du désir », Mémoire d’encrier, 2015.