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Proverbes et dictons wolof de Mamadou Cissé et Karine Abdel Malek

1er mars 2014

Proverbes et dictons wolof de Mamadou Cissé et Karine Abdel Malek

Ces proverbes et dictons wolof, précédés d’un discret appareil didactique rappelant l’itinéraire et la vision culturelle du peuple wolof, donnent l’illustration de "condensés des savoirs et de sagesse endongènes". Véritables " Bouquets de sagesse", ils se faufilent "à travers les méandres tortueux de la tradition et des valeurs esthétiques et éthiques" d’un peuple.

Objet perdu de Simonne Henry Valmore

1er novembre 2013

Objet perdu de Simonne Henry Valmore

En s’adressant au poète disparu, Simonne H. Valmore nous entraîne dès les premières lignes dans un vagabondage intime et intimiste au cœur de l’œuvre, de l’époque, de l’univers humaniste d’Aimé Césaire.
La poésie ne connaît nulle frontière. Au passage, on sondera les coulisses martiniquaises de la psychanalyse, on suivra l’un de ces enfants dégourdis qui harponnent le touriste en Haïti, ou le gardien d’un cimetière parisien aux lectures inattendues.
Les idées s’appellent et se répondent au rythme des (…)

Combien de solitudes…

1er avril 2013

Combien de solitudes…

Il y a des états qui vous emmènent non pas au bout, mais au cœur de vous-même. Des états qui vous déchirent la peau et vous jettent dans des en-dedans intimement sombres, mal-menants. Et, il vous faut arpenter l’endroit, accepter. Une vieille parole créole dit « un remède n’est efficace que si l’on accepte la douleur. » Pas d’autre choix, alors, d’arpenter le bas-fond pour trouver la bonne sortie.
C’est l’histoire de cet endroit où erre un je en chipongtong, tout malheureux par un chagrin d’amour. Dans (…)

Edouard J. Maunick, poète métis insulaire

1er novembre 2009

Edouard J. Maunick, poète métis insulaire

"…regardez-moi quelle blessure de jadis
lisez-vous sur mon visage sinon la lumière
je suis au monde pour ne jamais
plus peser du poids d’avoir mal d’être de sang mêlé
métis veut dire lumière métèque veut dire bonjour :
dans la lumière donc je vous salue…"

Kamerun ! Kamerun ! d'Elolongué Epanya Yondo

7 octobre 1999

Kamerun ! Kamerun ! d’Elolongué Epanya Yondo

Dans ce livre que l’auteur dédie à Renée son épouse et à ses deux tantes, il ne chante en fin de compte que la femme-mère, mais surtout la mère première, c’est-à-dire la terre où il est né, son "Kamerun ! Kamerun !"

Poème
de l’instant

Stéphane Crémer

La Terre

Au sortir d’un rêve à Brasilia j’ai empoigné
la terre, déjà si âcre à mes mains
que leurs paumes m’ont paru des papilles
d’où montait un goût avec son parfum.

Quelqu’un est mort bien loin ce matin
et j’ai pensé, en me baissant jusque là
pour l’emporter à mon tour, que je saurais
l’y ensevelir à ma manière en secret.

Ainsi – car n’allons pas priver la poésie
de sa logique : ni car ni ainsi ne sont proscrits
du poème, ni aucuns mots, pourvu qu’ils s’unissent
en pensée par-delà les marges noires du faire-part ! – ,

ainsi je garde près de moi, dans des flacons
comme une épice sur l’étagère de ma cuisine,
ce pigment rouge du Brésil dont je sais qu’un jour,
empesé à l’amidon de mon choix, un beau jour

nous partagerons la délicieuse peinture mitonnée
qui montrera, aussi bien qu’une Joconde enfin
pour de bon éclipsée de son cadre, ce qu’il reste
de cette disparition : un paysage, et son horizon !

Stéphane Crémer, compost, Éditions isabelle sauvage, 2013.