Prix Joël Sadeler

Le Prix Joël Sadeler a été créé en 2001 à l’initiative des éditions associatives l’épi de seigle en hommage au poète Joël Sadeler, décédé en septembre 2000 et pour promouvoir la poésie pour la jeunesse.
Parmi la pléthore de prix jeunesse récompensant albums, romans, contes, documentaires, bandes dessinées, le Prix Joël Sadeler le Petit Sadeler – dont le jury est composé de médiateurs du livre et de la culture – est un prix francophone de poésie jeunesse accordé à un recueil publié l’année précédant l’année de remise.

Lauréats :
  • 2018 : Maîtresse Poet Poet de Cathy KO, illustré par Geneviève Genicot, Gros Textes.
  • 2017 : Le chuchotis des mots de Chantal Couliou et Charlotte Berghman pour les illustrations, Les Carnets du Dessert de Lune / Attrapoèmes de Pef mis en couleurs par Geneviève Ferrier , Gallimard Jeunesse
  • 2016 : Des salades de Thomas VINAU, Donner à Voir
  • 2015 : Etincelles de Daniel LACOTTE, Bulles de savon
  • 2014 : Petit peuple des forêts d’Inès de CHANTERAC et Éliane JULES, Jasmin
  • 2013 : Un rêve sans fin de François DAVID, Møtus
  • 2012 : Un éléphant au paradis de Thierry CAZALS, Møtus
  • 2011 : Les jours sont fous le temps itou de Philippe QUINTA, La Renarde rouge
  • 2010 : Les Zanimots Zétonnants de Constantin KAÏTERIS, Corps Puce
  • 2009 : Je dors parfois dans les arbres de Paul VINCENSINI, Møtus
  • 2008 : Le P. de la poule et le Q. du coq de Michel LAUTRU, Mémoires et cultures
  • 2007 : Mehdi met du rouge à lèvres de David DUMORTIER, Cheyne
  • 2006 : Eux autres, moi-je et le monde d’André SCHETRITT, Donner à Voir
  • 2005 : Mes poules parlent de Michel BESNIER, Møtus
  • 2004 : Ses ailes de Colienne VANCRAEN, Esperluette
  • 2003 : Le Calumet de la paix de François DAVID, Lo Païs
  • 2002 : Chocolats chauds et autres gourmandises d’Yves HEURTÉ, Milan
  • 2001 : Alchimie des sources de Régis LOUCHAERT, Froissart

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.