Prix Poésie de la Vocation


Créé en 1984, le Prix de la Vocation est destiné à encourager et faire connaître un jeune poète de talent. Depuis 2002, Cheyne édite le lauréat du Prix de poésie de la Vocation.
Conditions : être un poète d’expression française, âgé de 18 à 30 ans.

Site internet

Lauréats :

2019 : Sortie de route, Flora Souchier
2018 : Cadastres, Célestin de Meeûs
2017 : Nul chemin dans la peau que saignante étreinte, Jean D’Amérique
2016 : Atemnot, (Souffle court), Marina Skalova
2015 : Géopoésie, Martin Wable
2014 : La Main de la main, Laura Vazquez
2013 : Faoug, Gaia Grandin
2012 : Passant l’été, Jean-Baptiste Pedini
2011 : Par obole, Blandine Merle
2010 : Une neige et des baisers exacts, Lysiane Rakotoson
2009 : Anticorps, Agnès Birebent
2008 : Dans un ciel de février, Julie Delaloye
2007 : La Haute Folie des mers, Vincent Calvet
2006 : La Mer remblayée par le fracas des hommes, Ophélie Jaësan
2005 : Près d’eux, la nuit sous la neige, Deborah Heissler
2004 : Le Livre de signes et d’ombres, Linda Maria Baros
2003 : Le Front contre le temps, Eleusis
2002 : Verrière du mécano transportable, Samuel Rochery

Poème
de l’instant

Ludovic Janvier

Bientôt le soleil

« Je ne cherche pas l’essor, l’oubli, la grâce, je sais qu’ils me sont impossibles. Et d’ailleurs je ne le voudrais pas. L’ange me fait peur. Non, je cherche la présence et le poids, ou plus exactement la présence me cherche, le poids me trouve, le poids sur moi de la lumière comme un mur, la présence à plein regard de la mer qui fait masse ou du feuillage hanté par le ciel. De sorte que les jours de timidité, ou de trop fort vouloir, je reste pris dans la glu du moment, prisonnier du trop plein jusqu’à la nausée. Les jours de décision, j’allais dire de légèreté mais ne te vante pas, je vois sortir de moi une réponse, plus ou moins claire, plus ou moins simple, plus ou moins forte. Content ? Non, jamais content. Mais, quand même, content. »

Ludovic Janvier, Bientôt le soleil, Flohic Éditions, 1998.