Prix de Poésie Pierrette Micheloud


Deux années sur trois, la Fondation Pierrette Micheloud attribue le Prix de Poésie Pierrette Micheloud, doté de CHF 20’000.– (= env. 16’000 euros), à un(e) poète d’expression française, quelle que soit sa nationalité. Ce prix récompense un recueil de poèmes paru dans l’année précédant l’attribution, entre le 1er juillet et le 30 juin.

Pour attribuer le Prix, le Jury distinguera un(e) poète :
- remarquable par son indépendance d’esprit et son engagement poétique ;
- auteur(e) d’une œuvre se distinguant par son originalité et ses qualités d’écriture ;
- dont l’œuvre reflète souci et respect de la Nature (sans tomber dans les clichés) ;
- dont l’œuvre affirme des préoccupations métaphysiques et/ou spirituelles (et non pas religieuses au sens restreint du terme).

Lauréats :
  • 2018 : Richard Rognet, pour Les frôlements infinis du monde, Gallimard
  • 2016 : Nimrod, pour Sur les berges du Chari, district nord de la beauté, Bruno Doucey
  • 2015 : Werner Lambersy, pour Dernières nouvelles d’Ulysse , Rougier V.
  • 2013 : Charles Dobzynski, pour Journal de la lumière & Journal de l’ombre, Le Castor Astral
  • 2012 : Vénus Khoury-Ghata, pour Où vont les arbres ?, Mercure de France
  • 2010 : Lionel Ray, pour son recueil Entre nuit et soleil, Gallimard
  • 2009 : Sylvestre Clancier, pour son recueil Généalogie du paysage, L’Harmattan
Composition du Jury

Jean-Pierre Vallotton (président), 7 rue des Echelettes, 1004 Lausanne, Suisse ;
Catherine Seylaz-Dubuis, 7 chemin des Lilas, 1034 Boussens, Suisse ;
Jean-Dominique Humbert, Pavillon Flaubert, 1634 La Roche, Suisse ;
Ferenc Rákóczy, 67 chemin de Boissonnet, 1010 Lausanne, Suisse.

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.