Prix de la Fondation Antoine et Marie-Hélène Labbé


Le Prix du premier recueil de poèmes récompense un premier recueil écrit en français (et non pas traduit), publié par un éditeur ou à compte d’auteur pendant les deux dernières années précédant la date d’attribution du Prix.

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Lauréats :

  • 2019 : Anne Dujin, L’Ombre des heures, Éditions L’herbe qui tremble, 2019.
  • 2018 : Olivier Vossot, Personne ne s’éloigne, Éditions L’Échappée Belle, 2017.
  • 2017 : Emmanuel Echivard, La Trace d’une visite, Éditions Cheyne, 2016.
  • 2016 : Perrine Le Querrec, La Patagonie, Éditions Les Carnets du Dessert de Lune, 2014.
  • 2015 : Christophe Langlois, L’Amour des longs détours, Éditions Gallimard, 2014.
  • 2013 : La Canadienne Geneviève Boudreau, Acquiescer au désordre, Éditions l’Hexagone, 2012.
  • 2012 : Blandine Merle, Par obole, Éditions Cheyne, 2011.
  • 2011 : Alain Lévêque, Manquant tomber, Éditions L’escampette, 2011.
  • 2010 : La Gaspésienne Joanne Morency, Miettes de moi, Éditions Triptyque, 2011.
  • 2009 : Jean-Marc Sourdillon, Les Tourterelles, Éditions La Dame d’Onze Heures, 2008.
  • 2008 : La Suissesse Mary-Laure Zoss, Le noir du ciel, Éditions Empreintes, 2007.

Poème
de l’instant

Georges Didi-Huberman

Survivance des lucioles

Les lucioles, il ne tient qu’à nous de ne pas les voir disparaître. Or, nous devons pour cela, assumer nous-mêmes la liberté du mouvement, le retrait qui ne soit pas repli, la force diagonale, la faculté de faire apparaître des parcelles d’humanité, le désir indestructible. Nous devons donc nous-mêmes - en retrait du règne et de la gloire, dans la brèche ouverte entre le passé et le futur - devenir des lucioles et reformer par là une communauté du désir, une communauté de lueurs émises, de danses malgré tout, de pensée à transmettre. Dire oui dans la nuit traversée de lueurs, et ne pas se contenter de décrire le non de la lumière qui nous aveugle.

Georges Didi-Huberman, Survivance des lucioles, Éditions de Minuit, 2009.