Prix de la jeunesse

Une odeur de pique-nique de Luc Serrano


À la tombée de la nuit, un homme d’une quarantaine d’années entre dans une vieille boutique. Il croise le regard d’une femme souriante portant un sac en papier. L’échoppe est remplie de tiroirs d’apothicaire et autres vitrines anciennes peuplées d’un tas d’objets disparates. Le propriétaire, un homme aux cheveux blancs portant lunettes et blouse, va t-il pouvoir accéder à la demande étrange de ce client ? Apparemment, il connaît son affaire.

Fiction.
Durée : 8’06 min.

Le prix, attribué par des étudiants et présidé par Gabriel Belanger-Oyarzun, lauréat 2013 du Prix Laurent Terzieff du court métrage de poésie, est doté de 1500 €.

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.