Prix des Découvreurs

Fondé en 1997 par la ville de Boulogne-sur-Mer, le prix des Découvreurs est un prix de poésie décerné chaque année par un jury constitué de lycéens et depuis 2007 de collégiens de troisième sur l’ensemble des académies de France.
Chacun à notre place nous sommes les acteurs de la vie littéraire de notre époque. En faisant lire, découvrir, des œuvres ignorées des circuits médiatiques, ne représentant qu’une part ridicule des échanges économiques, nous manifestons notre volonté de ne pas nous voir dicter nos goûts, nos pensées, nos vies, par les puissances matérielles qui tendent à régir le plus grand nombre. Et nous contribuons à maintenir vivante une littérature qui autrement manquera à tous demain.

Site du Prix des Découvreurs

Lauréats :
  • 2018 : Amandine Marembert, Né sans un cri, Les Arêtes.
  • 2017 : Laurence Vielle, OUF, Maelström Reevolution
  • 2016 : Fadwa Souleimane, A la pleine lune, Le soupirail
  • 2015 : Armand le Poête (avatar de Patrick Dubost), Amour toujours, Gros textes
  • 2014 : Juan Antonio Gonzalez Iglesias, Ceci est mon corps, éditions Circé (dans une traduction d’Emmanuel Le Vagueresse)
  • 2013 : Ludovic Degroote, Le Début des pieds, Atelier La Feugraie
  • 2012 : Anise Koltz, Je renaîtrai, Éditions Arfuyen
  • 2011 : Maram al-Masri, Les Âmes aux pieds nus, Éditions Le Temps des cerises
  • 2010 : Jacques Rebotier, Description de l’omme, Éditions Verticales
  • 2008 : André Velter, L’Amour extrême, Poésie/Gallimard
  • 2007 : Ariane Dreyfus & Matthieu Gosztola
  • 2006 : Jacques Lèbre, La mort lumineuse, Éditions l’Escampette.
  • 2005 : Ludovic Degroote, Pensées des morts, Éditions Tarabuste et Olivier Barbarant, Essais de voix malgré le vent, Éditions Champvallon
  • 2004 : Eugène Savitzkaya
  • 2003 : Albane Gellé
  • 2002 : Ludovic Janvier
  • 2001 : Mohammed Dib
  • 2000 : Valérie Rouzeau
  • 1999 : Gérard Noiret
  • 1998 : Pascal Commère

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.