Prix du public

Mourir oui mais au son des violons (tziganes) d’Isabelle Montoya

À peine sortie de l’hôpital, Jacqueline rejoint sa petite fille à Paris et l’embarque dans une folle soirée. Mais Jacqueline a-t-elle vraiment tenu tête à la mort ? Ou est-ce que la mélancolie et la folie des violons tsiganes réveillent les fantômes égarés ?

Fiction, comédie dramatique.
Durée : 14 minutes.

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.