Prune verte et Cheval de bambou

Deux personnages jouent à se raconter une histoire, au rythme des projections d’images et de la manipulation d’objets.
Une femme-lune, sorte de « pierrot lunaire » féminin, et extrême-oriental, représentant indifféremment la vie, la nature, et la liberté.
Un pêcheur, à la fois puissant et impuissant, amoureux d’un amour impossible, rêveur nostalgique incarnant l’être humain dans sa puissance et sa petitesse.

Conte ou une histoire surréaliste, cette nouvelle création peut être lue aussi d’un point de vue philosophique comme une relation amoureuse entre l’Homme et la Nature, relation qui se termine par le désastre de la disparition de la femme-lune et l’errance solitaire du pêcheur parmi les fantômes de ses souvenirs.











Spectacle tout public, 5-12 ans et plus

Mise en scène : Vincent Vergone
La femme-lune : Emilie Pachot
le pêcheur : Vincent Vergone
Lumières : Stéphane Bottard
Musique : Marie-Hélène Bernard
interprétée par : Fumie Hihara
Poèmes : Camille Loivier
Costumes : Laure Jéger

Contact : diffusion@praxinoscope.org

Crédit photo : Agnès Desfosses
Site de la Cie Praxinoscope


Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.