Prune verte et Cheval de bambou

Deux personnages jouent à se raconter une histoire, au rythme des projections d’images et de la manipulation d’objets.
Une femme-lune, sorte de « pierrot lunaire » féminin, et extrême-oriental, représentant indifféremment la vie, la nature, et la liberté.
Un pêcheur, à la fois puissant et impuissant, amoureux d’un amour impossible, rêveur nostalgique incarnant l’être humain dans sa puissance et sa petitesse.

Conte ou une histoire surréaliste, cette nouvelle création peut être lue aussi d’un point de vue philosophique comme une relation amoureuse entre l’Homme et la Nature, relation qui se termine par le désastre de la disparition de la femme-lune et l’errance solitaire du pêcheur parmi les fantômes de ses souvenirs.











Spectacle tout public, 5-12 ans et plus

Mise en scène : Vincent Vergone
La femme-lune : Emilie Pachot
le pêcheur : Vincent Vergone
Lumières : Stéphane Bottard
Musique : Marie-Hélène Bernard
interprétée par : Fumie Hihara
Poèmes : Camille Loivier
Costumes : Laure Jéger

Contact : diffusion@praxinoscope.org

Crédit photo : Agnès Desfosses
Site de la Cie Praxinoscope


Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.