Prune verte et Cheval de bambou

Deux personnages jouent à se raconter une histoire, au rythme des projections d’images et de la manipulation d’objets.
Une femme-lune, sorte de « pierrot lunaire » féminin, et extrême-oriental, représentant indifféremment la vie, la nature, et la liberté.
Un pêcheur, à la fois puissant et impuissant, amoureux d’un amour impossible, rêveur nostalgique incarnant l’être humain dans sa puissance et sa petitesse.

Conte ou une histoire surréaliste, cette nouvelle création peut être lue aussi d’un point de vue philosophique comme une relation amoureuse entre l’Homme et la Nature, relation qui se termine par le désastre de la disparition de la femme-lune et l’errance solitaire du pêcheur parmi les fantômes de ses souvenirs.











Spectacle tout public, 5-12 ans et plus

Mise en scène : Vincent Vergone
La femme-lune : Emilie Pachot
le pêcheur : Vincent Vergone
Lumières : Stéphane Bottard
Musique : Marie-Hélène Bernard
interprétée par : Fumie Hihara
Poèmes : Camille Loivier
Costumes : Laure Jéger

Contact : diffusion@praxinoscope.org

Crédit photo : Agnès Desfosses
Site de la Cie Praxinoscope


Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.