Purgatoire : La Divine Comédie

Purgatoire : La Divine Comédie

Texte original de Dante Alighieri. Préface et traduction de Danièle Robert

"Dans ce deuxième volet de La Divine Comédie, Dante instaure un climat bien différent de celui de l’Enfer. À la descente dans les profondeurs de la terre au milieu de cris, gémis sements, violentes invectives, à l’image de corps soumis aux pires tortures s’oppose dans le Purgatoire une montée sans heurts vers le paradis terrestre, au cours de laquelle les âmes rencontrées par le poète affichent une grande sérénité, qu’accompagnent chants, hymnes, psaumes. Elles s’adressent à lui avec une bienveillante courtoisie. Le Purgatoire est tout entier placé sous le signe de la musique, joue des assonances et correspondances qui fondent son harmonie singulière. Parmi ces dernières – nombreuses – que le lecteur est convié à goûter figure avec force le chef-d’œuvre d’Ovide que Dante, parallèlement aux Écritures, cite abondamment : Les Métamorphoses. Métamorphose, transformation, élévation bien sûr : on verra là une éthique et même une politique de tout le poème dantesque dont, dans cette idée, le Purgatoire peut être considéré comme le sommet."

Paru le 12 octobre 2018

Éditeur : Actes Sud

Genre de la parution : Prose

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.