Quand vous serez bien vieux

Claudine Helft

Quand vous serez bien vieux le soir au néon
écrivant quelque triste discours sur le néant
direz lisant mes vers en vous émerveillant
elle me célébrait lorsque j’étais encore blond.

Lors vous n’aurez maîtresse oyant telle chanson
déjà toute en guerre à demi s’éveillant
qui au bruit de mon nom ne s’en aille en tremblant
haïssant nos souvenirs et votre nom.

Je serai belle toute de chair toute de vie
sereine et goûtant un bonheur difficile.
Vous serez alors vieux et presque en habit vert,

regrettant mon amour, mon âme et mon mystère
car voyez-vous il est trop tard pour être habile
et demain déjà s’est écrit aujourd’hui.

Poème
de l’instant

Alphonse de Lamartine

Méditations poétiques

Des rapides printemps respire au moins les fleurs.

Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques.