Revue Contre-Allées n°41

Revue Contre-Allées n°41

Le n° 41 de la revue Contre-allées vient de paraître.
L’invité de ce n° 41 est Jacques Darras, qui a confié à la revue des inédits, et répond à un petit entretien.
Suivent des textes de création de Christine Bouchut, Anne Brousseau, Isabelle Sancy & Maud Thiria, puis un entretien croisé avec les poètes Henri Droguet & Christian Garaud.
Le numéro donne ensuite la possibilité de redécouvrir quelques poèmes d’un recueil épuisé de Christian Degoutte, paru en 2007 aux éditions Contre-allées.
Gérald Casteras, des éditions Poïein, inaugure la nouvelle rubrique d’entretien avec un éditeur.
Ce n° 41 s’achève sur une sélection des livres reçus au siège de la revue et une chronique d’Armelle Leclercq consacrée à Sophie Loizeau.
L’illustration de couverture est de Valérie Linder.
Le n° 41 de Contre-allées est disponible contre un chèque de la somme de 5 euros (franco de port) à l’ordre de « Association Contre-allées poétiques », à l’adresse suivante :
Revue & éditions Contre-allées
c/o Amandine Marembert et Romain Fustier
16 rue Mizault
03100 Montluçon
Vous pouvez aussi le commander directement sur la boutique en ligne de la revue & des éditions Contre-allées via Paypal : [https://contreallees.bigcartel.com/product/contre-allees-41].

Paru le 1er septembre 2020

Éditeur : Contre-allées

Genre de la parution : Revue

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Ludovic Janvier

Bientôt le soleil

« Je ne cherche pas l’essor, l’oubli, la grâce, je sais qu’ils me sont impossibles. Et d’ailleurs je ne le voudrais pas. L’ange me fait peur. Non, je cherche la présence et le poids, ou plus exactement la présence me cherche, le poids me trouve, le poids sur moi de la lumière comme un mur, la présence à plein regard de la mer qui fait masse ou du feuillage hanté par le ciel. De sorte que les jours de timidité, ou de trop fort vouloir, je reste pris dans la glu du moment, prisonnier du trop plein jusqu’à la nausée. Les jours de décision, j’allais dire de légèreté mais ne te vante pas, je vois sortir de moi une réponse, plus ou moins claire, plus ou moins simple, plus ou moins forte. Content ? Non, jamais content. Mais, quand même, content. »

Ludovic Janvier, Bientôt le soleil, Flohic Éditions, 1998.