Revue Méninge

Revue Méninge est une revue poétique alliant la poésie et l’art graphique.
En faisant une revue numérique ; permettant de s’affranchir de certaines contraintes liées à l’impression et ouvrant de nouvelles possibilités ; utilisant les réseaux sociaux pour une plus large diffusion, Revue Méninge en plein XXIème veut casser les préjugés restant sur la poésie.
Revue Méninge a pour ambition de tendre vers la fusion des Arts que permet le support informatique. A terme, la revue devrait se compléter avec la vidéo et le son. Seront donc unis le 3ème, le 4ème, le 5ème, le 7ème et le 8ème arts au sein d’un même support !
En parallèle, dans le courant de l’année prochaine, la revue dans un format plus sobre verra le jour sur support papier.
Revue Méninge évoluera donc sur deux axes : l’ère du numérique et du physique.

La périodicité de la revue est quadrimestrielle, un appel à contribution est proposé à la fin de chaque numéro.

Revue Méninge Edition
ISSN 2274-1313
Pour en savoir plus : http://www.revuemeninge.fr/
Pour nous contacter : revuemeninge@outlook.fr

Au coeur des arts #01

1er novembre 2014

Au coeur des arts #01

Sommaire des collaborateurs : Betty Fortes, Claire Gondor, Dominique Gaubert, Florence Noël, Fred Jallot, Elena Lebrun, Jean-Roch Gouédard, Jennifer Bomboy, Karoly Sandor Pallai, Marina Skalova, Mathilde Mourier, Michel Catalo, Olivier Le Lohé, Philippe Correc, Philippe Vourch, Pierre Gaudu, Sophie Brassart, Stéphane Poirier, Sylvaine Pradines, Valérie Gaubert,Walter Ruhlmann et enfin Younisos. (…)

Poème
de l’instant

Georges Didi-Huberman

Survivance des lucioles

Les lucioles, il ne tient qu’à nous de ne pas les voir disparaître. Or, nous devons pour cela, assumer nous-mêmes la liberté du mouvement, le retrait qui ne soit pas repli, la force diagonale, la faculté de faire apparaître des parcelles d’humanité, le désir indestructible. Nous devons donc nous-mêmes - en retrait du règne et de la gloire, dans la brèche ouverte entre le passé et le futur - devenir des lucioles et reformer par là une communauté du désir, une communauté de lueurs émises, de danses malgré tout, de pensée à transmettre. Dire oui dans la nuit traversée de lueurs, et ne pas se contenter de décrire le non de la lumière qui nous aveugle.

Georges Didi-Huberman, Survivance des lucioles, Éditions de Minuit, 2009.