Rochefort-sur-Loire

Coordonnées :
Adresse : Mairie
Place de l’Hôtel de Ville
49190 Rochefort-sur-loire

Contact : Monsieur Roland Bernardeau
Téléphone : 02 41 78 70 24
Email : mairie@rochefortsurloire.fr
Site internet

Rochefort-sur-Loire (2000 habitants) est le berceau de l’École de Rochefort, fondée en 1941 par le poète Jean Bouhier, qui constitue après le surréalisme un des principaux mouvements de la poésie française du XXème siècle. Le Centre Poétique de Rochefort, fondé en 1991 a pour mission de valoriser ce patrimoine exceptionnel et de faire connaître la poésie contemporaine.
Toute l’année, cette structure propose des actions pour le public le plus large, et notamment les établissements scolaires, la maison d’arrêt d’Angers ou l’hôpital psychiatrique de St Gemmes sur Loire.
Une résidence d’auteur a lieu chaque année, au cours de laquelle le poète anime des ateliers dans les établissements scolaires.
Le Centre poétique constitue un centre de ressources riche de plus de 2500 ouvrages.
Le Marché de la Poésie annuel, qui existe depuis 1998, est également un rendez-vous incontournable des amateurs de poésie. Depuis 2010, des concerts, expositions, projections de films se sont greffés au marché, constituant le "Off", au grand plaisir des éditeurs et des visiteurs.
Plusieurs lieux publics de Rochefort portent des noms de poètes et à chaque mariage, les époux reçoivent le recueil édité à l’occasion d’une des résidences.

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.