Romances sans paroles de Verlaine

Romances sans paroles de Verlaine

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

Tristesse et douceur dans cette première strophe d’une des « Ariettes oubliées » que Verlaine écrit en 1872. Loin du romantisme et de son alexandrin majestueux, Romances sans paroles s’essaie aux vers courts et, plus incroyable encore, aux vers impairs ! La révolution poétique est en marche, et avec elle une nouvelle incarnation de son créateur : le poète maudit. Aux côtés de Paul, Arthur Rimbaud, Tristan Corbière ou Charles Cros. Malgré leurs différences, ils ont tous une visée commune : lutter contre l’ordre moral qui sévit après la Commune. La poésie frémit et gronde à la fois : c’est beau.

+ un dossier en quatre parties :
Je découvre
J’analyse
Nous avons la parole
Prolongements

Classe de troisième.

Paru le 9 février 2017

Éditeur : Gallimard jeunesse

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Christian Morgenstern

« Nouvelles créatures proposées à la nature »

« Nouvelles créatures proposées à la nature »

L’oiseau-bœuf
Le dromadaire palmé
Le lion luisant
La roucouleuvre
Le hibou de manchon
Le cachalair
La punaise tentaculaire
Le taureau à sonnette
Le bœuf-paon
Le renard-garou
Le gentignol
Le pinson-scie
Le carlin d’eau douce
Le rat de vin
L’engouletempête
Le ver de ciel
Le chameau-épic
Le rhinocétalon
L’œillet-dinde de Noël
L’hommefeuille

Christian Morgenstern, Les chansons du Gibet, Die Galdenlieder, traduit de l’allemand par Jacques Busse, Les Cahiers Obsidiane, 1982.