Rumeur des Ages

A notamment édité les poètes dans le cadre du Printemps des Poètes 2004 et de la Rochellivre

Ma peau est fenêtre d’avenir de Tanella Boni (2004)
La sève des jours de Nestor Rabearizafy (2004)
Ton rire est une aube inconnue de Fils-lien Ely Thélot (2004)

Ne publie plus de poésie et ne souhaite pas recevoir de manuscrit

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Ma peau est fenêtre d’avenir

1er février 2004

Ma peau est fenêtre d’avenir

car tes mains saignent encore de devoir
serrer d’autres mains tissées de ruse
rivées aux sources de la déchirure des voix
seul lieu qui panse en gerbe nos plaies
où suppure la haine de l’autre
mais ta peau ne dort pas
à l’ombre des maux du monde
ta peau est fenêtre d’avenir
vers un lointain futur
dont tu traces les lignes
avec la fine pointe de tes yeux

La sève des jours*

1er février 2004

La sève des jours*

Je crée
J’écris
Ton corps
Je veux natter
Tes brillants cheveux
D’ébène
Avec le chanvre
De mes mots
* Ne pas confondre cet ouvrage avec le CD éponyme de Tahar Bekri.

Ton rire est une aube inconnue

1er février 2004

Ton rire est une aube inconnue

Enfant
Aimable et bel enfant
Ton rire est une aube inconnue
Il y a de la lumière dans chacun de tes gestes
Ton innocence est le plus grand miracle du monde
Mais ne demande pas à la flûte d’avouer
Ses meurtrissures

Poème
de l’instant

Ludovic Janvier

Bientôt le soleil

« Je ne cherche pas l’essor, l’oubli, la grâce, je sais qu’ils me sont impossibles. Et d’ailleurs je ne le voudrais pas. L’ange me fait peur. Non, je cherche la présence et le poids, ou plus exactement la présence me cherche, le poids me trouve, le poids sur moi de la lumière comme un mur, la présence à plein regard de la mer qui fait masse ou du feuillage hanté par le ciel. De sorte que les jours de timidité, ou de trop fort vouloir, je reste pris dans la glu du moment, prisonnier du trop plein jusqu’à la nausée. Les jours de décision, j’allais dire de légèreté mais ne te vante pas, je vois sortir de moi une réponse, plus ou moins claire, plus ou moins simple, plus ou moins forte. Content ? Non, jamais content. Mais, quand même, content. »

Ludovic Janvier, Bientôt le soleil, Flohic Éditions, 1998.