Sac à mots éditions

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La Rotte des Bois

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La Chevallerais

Intimité du poème

1er septembre 2014

Intimité du poème

Préface d’Alain Duault
"Monique Labidoire nous livre ici les rapports étroits qu’elle noue avec le poème, cette intimité du poème chargé de force et de ressenti qui s’accomplit dans la forme désormais reconnue qu’elle a adoptée, celle du poème en prose."

Aspects du canal

1er septembre 2010

Aspects du canal

La veine d’eau
suit son cours
d’encre profonde
Un fouillis de branches
fait un cortège
aux prairies mortes de gel
Toute la mémoire vive
repose au fond du canal.

7 à dire n°33

1er décembre 2008

7 à dire n°33

Colette Gibelin
Yves Cosson
Paule Bruel
Arlette Chaumorcel
Jean-Claude A. Coiffard
Danièle Corre
Josyane de Jesus-Bergey
Jean Dubacq
Patricia Grare
Gilles Lades
Michel Michaud
Martine Morillon-Carreau
Michel Passelergue
Jean-Marie Gilory

7 à dire N°32 et 32 bis

1er novembre 2008

7 à dire N°32 et 32 bis

avec
Yves Cosson
Jean-Michel Maulpoix
Alain Agard
Gilles Baudry
Jean-Louis Bernard
Patrice Blanc
Jean-Claude A. coiffard
Chantal Couliou
Véronique Elfakir
Henri Le Guen
Martine Morillon-Carreau
Jean-Paul Plantive
Jean-Marie Gilory

Gorgées de braises

1er septembre 2006

Gorgées de braises

"Les bergers sont immobiles
autour du feu. La fumée, la buée
augmentent les rêves et des
femmes incertaines rôdent dans
les ombres bleues. Ils parlent
entre eux de mystère et de secrets.
Ils tracent de furtifs contours aux
chasses et à la peur. Ils
échangent le vin fort et la viande
grillée, l’or des brigandages. Ils
ajoutent le vermeil de la forêt, les
plumes sacrées et les flammes.Le
grand espace s’enroule entre la
terre et (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.