Saint Arnoult en Yvelines

Coordonnées
Adresse : Hôtel de Ville de Saint-Arnoult-en-Yvelines
Place du Jeu de Paume
78730 Saint Arnoult-en-yvelines

Contact : Madame Françoise Poussineau
Téléphone : 01 30 88 25 25
Email : ac@say78.fr
Site internet

Saint-Arnoult-en-Yvelines (5850 habitants) a le privilège d’abriter le Moulin de Villeneuve, villégiature d’Elsa Triolet et d’Aragon, qui est devenu au fil du temps, outre un lieu de mémoire très visité (le moulin est devenu "Maison des Illustres" inauguré par le Ministre de la Culture en septembre 2011), un lieu de recherche où 30.000 ouvrages sont mis à la disposition des chercheurs et des artistes, et un lieu vivant ouvert à la création contemporaine : poètes, artistes et musiciens ponctuent la saison à travers des rencontres, spectacles et expositions.
En lien avec la Médiathèque, le Conservatoire, le Centre de loisirs et les établissements scolaires, une programmation d’événements poétiques rythme la vie de la commune toute l’année, et particulièrement pendant le Printemps des Poètes.
Initiative originale pendant le Printemps des Poètes, les commerçants affichent des poèmes : la boulangerie "À la fournée de St-Arnoult" présente de la poésie sur pâtisserie et offre des cartes-poèmes ; la librairie L’Oiseau-Lyre expose une vitrine sur la poésie et offre des chocolats enrobés de poèmes sur l’enfance. Les panneaux lumineux de la ville déroulent en continu des aphorismes poétiques et le site internet de la ville affiche la poésie sous toutes ses formes.

Poème
de l’instant

Carl Norac

Petit poème pour y aller

Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Un insecte sur ta peau dont tu écoutes la musique des pattes.
La sirène d’un bateau suivie par des oiseaux, ou un pli de vagues.
Un arbre un peu tordu qui parle pourtant du soleil.
Ou souviens-toi, ces mots tracés sur un mur de ta rue :
« Sois libre et ne te tais pas ! ».
Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Pas une longue chanson, mais assez de musique pour partir
en promenade ou sur une étoile,
à vue de rêve ou de passant.
C’est un aller qui part sans son retour
pour voir de quoi le monde est fait.
C’est le sourire des inconnus
au coin d’une heure, d’une avenue.
Au fond, un poème, c’est souvent ça,
de simples regards, des mouvements de lèvres,
la façon dont tu peux caresser une aile, une peau, une carapace,
dont tu salues encore ce bateau qui ouvre à peine les yeux,
dont tu peux tendre une main ou une banderole,
et aussi la manière dont tu te diras :
« Courage ! Sur le chemin que j’ai choisi, j’y vais, j’y suis ! ».
Un poème, à la fois, ce n’est pas grand-chose
et tout l’univers.

Carl Norac, inédit, pour le 22e Printemps des Poète / Le Courage