Satori Express

Auteur : Zéno Bianu

Satori Express

À la fois célébration, méditation et variation, Satori Express revisite une certaine tradition de l’éloge (Gérard de Nerval, Antonin Artaud, Roger Gilbert-Lecomte, Joë Bousquet, Jean- Pierre Duprey, Herman Melville, Jack Kerouac) et de l’hommage aux lieux « électifs » (Venise, New York, Bénarès). Zéno Bianu consacre également un chapitre aux grandes figures jazzistiques qui l’ont inspiré, notamment Thelonious Monk et John Coltrane. Le rythme, les scansions, les courtes proses en interludes, les poèmes de configurations typographiques différentes, tout entend ici participer d’une unité démultipliée, d’un chant en modulations constantes. Il s’agit de transmettre quelque chose d’irremplaçable : une présence ardente au monde. Peu de mots, mais un univers de résonances : une mosaïque d’états émotionnels, un traité des instants accomplis. Le projet d’une poésie qui n’en finirait pas d’émettre son magnétisme.

Paru le 1er janvier 2016

Éditeur : Le Castor Astral

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.