Sécheresse de Gérard Chenet

Sécheresse de Gérard Chenet

théâtre poétique
Le rythme de l’art bat au pouls de l’univers.
L’univers répercute ses rythmes au cœur de tout et singulièrement dans l’art.
Ce dernier permet à l’homme dès l’origine d’interroger les dieux et de faire écho à tous les questionnements existentiels.
Gérard Chenet, natif de Haïti et résidant au Sénégal, est intimement persuadé que dans la quête de l’harmonie, en exprimant la dynamique rythmique universelle, tout humain recèle en lui une capacité de création artistique.
Cependant, si cette puissance conférée à l’humain vient à manquer d’une dimension affective et spirituelle, elle court toujours le risque d’être dévoyé au profit d’un tyran.
C’est le sujet de Sécheresse qui montre merveilleusement cette ambiguïté de l’art, quand le pouvoir cherche à s’emparer de la puissance poétique et oratoire, pour imposer sa voie unique.
Passion du pouvoir indifférente au dénuement absolu des individus.
Empreinte d’une grande spiritualité, Sécheresse est plus que jamais d’actualité au moment où de nombreux pouvoirs vacillent à l’horizon des rêves des peuples.
Création d’une âme vivant au rythme des étoiles, l’envoûtement est au rendez-vous de cette magnifique pièce de théâtre.

Paru le 1er juin 2011

Éditeur : La cheminante

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.