Sécheresse de Gérard Chenet

Sécheresse de Gérard Chenet

théâtre poétique
Le rythme de l’art bat au pouls de l’univers.
L’univers répercute ses rythmes au cœur de tout et singulièrement dans l’art.
Ce dernier permet à l’homme dès l’origine d’interroger les dieux et de faire écho à tous les questionnements existentiels.
Gérard Chenet, natif de Haïti et résidant au Sénégal, est intimement persuadé que dans la quête de l’harmonie, en exprimant la dynamique rythmique universelle, tout humain recèle en lui une capacité de création artistique.
Cependant, si cette puissance conférée à l’humain vient à manquer d’une dimension affective et spirituelle, elle court toujours le risque d’être dévoyé au profit d’un tyran.
C’est le sujet de Sécheresse qui montre merveilleusement cette ambiguïté de l’art, quand le pouvoir cherche à s’emparer de la puissance poétique et oratoire, pour imposer sa voie unique.
Passion du pouvoir indifférente au dénuement absolu des individus.
Empreinte d’une grande spiritualité, Sécheresse est plus que jamais d’actualité au moment où de nombreux pouvoirs vacillent à l’horizon des rêves des peuples.
Création d’une âme vivant au rythme des étoiles, l’envoûtement est au rendez-vous de cette magnifique pièce de théâtre.

Paru le 1er juin 2011

Éditeur : La cheminante

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.