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La vie ne me fait pas peur

8 mars 2018

La vie ne me fait pas peur

Illustration Géraldine Alibeu, traduction Santiago Artozqui.
Les fauves rugissants et les animaux gluants ? Ils ne me font pas peur. Les garçons de ma classe qui tirent sur ma tignasse ? Ils ne me font pas peur. Etre seule, le soir, dans ma chambre plongée dans le noir ? Cela ne me fait pas peur du tout. A travers les mots d’une petite fille qui n’a pas froid aux yeux, Maya Angelou délivre son secret pour combattre les terreurs infantiles : s’ouvrir au pouvoir des rêves et de l’imaginaire…
Une (…)

"Liberté J'écris ton nom" de Paul Eluard et Fernand Léger

1er novembre 2016

"Liberté J’écris ton nom" de Paul Eluard et Fernand Léger

Plus qu’un poème, un vibrant appel à lutter contre toutes les oppressions ; Plus qu’une affiche, une œuvre intemporelle qui célèbre la joie et la beauté de la vie ; Plus qu’un livre, un objet culte enfin réédité et accessible à tous.
*
Publié clandestinement en 1942, traduit en dix langues et parachuté par la RAF sur l’Europe occupée, « Liberté » de Paul Eluard est un poème mythique : avec ses vingt et un quatrains, il a la ferveur d’une déclaration d’amour et la force d’un mot d’ordre. En novembre 2016, « (…)

Tes pieds je les touche dans l'ombre

1er mars 2016

Tes pieds je les touche dans l’ombre

"Obscure est la nuit du monde sans toi mon amour,
et c’est à peine si j’aperçois l’origine, à peine si je comprends le langage,
avec difficulté je déchiffre les feuilles des eucalyptus."
P. Neruda
Traduit par Jacques Ancet
Découvert à l’occasion d’un minutieux travail de catalogage des manuscrits et tapuscrits originaux, ces poèmes ont d’ores et déjà créé l’événement : avant même qu’ils soient traduits en France, la nouvelle de leur publication en espagnol puis en anglais a été relayée par la presse (…)

Lanterne magique de Léon-Paul Fargue

1er mars 2015

Lanterne magique de Léon-Paul Fargue

En 1944, le jeune Robert Laffont, éditeur à Marseille, publiait Lanterne magique de Léon-Paul Fargue. Retour sur les chroniques de 1941-1943 du Piéton de Paris… • • • Artaud louait sa « liberté poétique extrême », Max Jacob le saluait comme « un grand ingénieur du rêve », Claudel qualifiait son style de « jet de cocasserie splendide », Proust affirmait son « admirable talent » et Rilke le considérait comme l’un des plus grands poètes de son époque. Mais c’est Jean Paulhan qui définissait le mieux l’homme en (…)

Dans l'hiver des villes de Tennessee Williams

1er mars 2015

Dans l’hiver des villes de Tennessee Williams

La Ménagerie de verre, Un tramway nommé Désir, La Chatte sur un toit brûlant, La Nuit de l’iguane… Tout le monde connaît l’œuvre de dramaturge de Tennessee Williams, exaltée, lyrique, très largement adaptée au grand écran avec la postérité que l’on sait. Pourtant, en privé, l’homme se définissait comme un poète avant tout, un poète solitaire et torturé, inspiré de la lecture de Keats, Shakespeare, Rilke et Rimbaud. Il publia Dans l’hiver des villes en 1956, mais sa célébrité en tant qu’auteur dramatique était (…)

Résistez. Poèmes pour la liberté

1er septembre 2014

Résistez. Poèmes pour la liberté

A l’approche des commémorations de 2015, un livre sur la poésie de la Résistance à destination du public jeunesse.
Tout comme le résistant Stéphane Hessel l’a fait dans son bréviaire Indignez-vous, Danièle Henky a souhaité développer des parallèles entre les combats d’hier et ceux d’aujourd’hui. A partir de la figure du résistant et en déclinant les nouvelles formes que peut prendre l’héroïsme, elle envisage la nécessité pour chacun de s’investir personnellement dans l’avenir commun et pour le progrès (…)

Poèmes par coeur

1er septembre 2014

Poèmes par coeur

Pour le coeur et par le coeur : une anthologie de poèmes d’amour à déclamer dès 11 ans (et à tout âge !) On a tous sur le bout de la langue des fragments de poèmes appris sur les bancs de l’école. « Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle… » (Ronsard), « Dites-moi ou, n’en quel pays, / est Flora, la belle Romaine… » (Villon), « Dans le vieux parc solitaire et glacé / Deux formes ont tout à l’heure passé… » (Verlaine) ; « Rappelle-toi Barbara… » (Prévert) – pour n’en citer que quelques-uns… Aux (…)

Paris d'E. E. Cummings

1er mars 2014

Paris d’E. E. Cummings

Toute sa vie durant, E. E. Cummings a noué une relation d’amour authentique avec Paris. C’est en 1917, tandis qu’il rejoint l’Ambulance Service, qu’il découvre la ville pour la première fois – et c’est l’éblouissement –, puis il y séjourne plus longuement au début des années 1920, pour y revenir par la suite chaque fois qu’il le peut, en solitaire ou en compagnie d’une femme.

Nus vénitiens

1er novembre 2012

Nus vénitiens

Apollinaire voyait en Venise le « sexe femelle de l’Europe ». Bien plus qu’un décor, bien plus qu’un fantasme, elle a semé le trouble dans l’imaginaire et l’érotique des écrivains comme jamais aucune autre ville. Avec son carnaval et ses jeux de masques, avec ses palais et ses maisons closes, avec l’incarnat de ses églises et le Styx de son Grand Canal, avec les vénus profanes du Titien et les frasques concupiscentes de Casanova, elle se situe aux frontières du réel et du fictif, de l’Éros et de (…)

Aragon parle avec Dominique Arban

1er novembre 2012

Aragon parle avec Dominique Arban

Entretiens « Autoportrait au magnétophone ». Aragon par Aragon, trente ans après sa disparition. Au printemps 1968, Dominique Arban se rend pour trois longs entretiens rue de Varenne, au domicile de Louis Aragon. L’homme s’est déjà livréà plusieurs reprises à cet exercice, avec Jean Cocteau, Francis Crémieux puis Jean Ristat, mais il amorce depuis quelques années un vaste mouvement d’analyse rétrospective qui caractérisera la dernière partie de son oeuvre. « Il règne sur mon compte d’extraordinaires (…)

Poème
de l’instant

Carl Norac

Petit poème pour y aller

Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Un insecte sur ta peau dont tu écoutes la musique des pattes.
La sirène d’un bateau suivie par des oiseaux, ou un pli de vagues.
Un arbre un peu tordu qui parle pourtant du soleil.
Ou souviens-toi, ces mots tracés sur un mur de ta rue :
« Sois libre et ne te tais pas ! ».
Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Pas une longue chanson, mais assez de musique pour partir
en promenade ou sur une étoile,
à vue de rêve ou de passant.
C’est un aller qui part sans son retour
pour voir de quoi le monde est fait.
C’est le sourire des inconnus
au coin d’une heure, d’une avenue.
Au fond, un poème, c’est souvent ça,
de simples regards, des mouvements de lèvres,
la façon dont tu peux caresser une aile, une peau, une carapace,
dont tu salues encore ce bateau qui ouvre à peine les yeux,
dont tu peux tendre une main ou une banderole,
et aussi la manière dont tu te diras :
« Courage ! Sur le chemin que j’ai choisi, j’y vais, j’y suis ! ».
Un poème, à la fois, ce n’est pas grand-chose
et tout l’univers.

Carl Norac, inédit, pour le 22e Printemps des Poète / Le Courage