Si je mourais là-bas, poèmes de la Grande Guerre de G. Apollinaire

Si je mourais là-bas, poèmes de la Grande Guerre de G. Apollinaire

Images de Olivier Charpentier
Préface de Jean Rouaud

"Si je mourais là-bas sur le front de l’armée
Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
Et puis mon souvenir s’éteindrait comme meurt
Un obus éclatant sur le front de l’armée"

Cet ouvrage réunit dix-neuf textes d’Apollinaire écrits au front. Poèmes des tranchées mais aussi de l’amour, du désir, de la peur et de l’attente, ils témoignent du lyrisme d’un poète aux prises avec la guerre et éprouvé par l’absence de l’être aimé.

Paru le 1er novembre 2006

Éditeur : Complexe

Genre de la parution : Livre d’artiste

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.