Soro Solo

Il était jusqu’aux événements de 2002 le plus renommé des journalistes culturels de Côte d’Ivoire. Son émission « Le Grognon », produite et présentée de 1990 à 2002 était un espace de prise de parole libre offert aux auditeurs de Radio Côte-d’Ivoire pour dénoncer les abus de l’administration publique et du racket de la police, des gendarmes et autres douaniers dont ils étaient victimes.

La prise de position de Soro Solo pour une culture démocratique et de vertu citoyenne lui a attiré les foudres des pouvoirs publics. Il a dû s’exiler en France en Janvier 2003.

Il a collaboré à Radio France Internationale (R.F.I), écrit également pour des Revues spécialisées comme « Africultures » ou « Rézo », une publication du Ministère Français des Affaire étrangères. Soro Solo co-présente de 2006 à 2015 "l’Afrique enchantée" sur France Inter. Et depuis 2015, il produit et présente "l’Afrique en Solo" sur France Inter.

Soro Solo est né en 1950 à Korhogo (nord de la Côte d’Ivoire), il parle l’anglais, mais aussi le sénoufo et le dioula (langues véhiculaires en Afrique de l’ouest).

Parrain de la 19ème édition du Printemps des Poètes, Soro Solo a présenté avec l’équipe du Bal de l’Afrique enchantée une version poétique du bal au Cabaret Sauvage le 19 mars 2017.

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MON RAPPORT A LA POESIE AFRICAINE

« Les premières poésies que ma mémoire a imprimées sont celles de mon village de Pokaha de la savane du Nord de la Côte-d’Ivoire.

Elles m’ont été transmises dans trois espaces : celui des veillées de contes, celui du chant initiatique du « Nayogui » (La danse des Pré-adultes) et celui du « Kafouohou » (l’Initié Majeur).

Dans chacun de ces espaces, l’individu dit en poésie, ce qu’il a retenu des enseignements reçus de sa communauté qu’il enrichit de ses ressentis.

Ses proses traduisent la beauté des idylles, ses attentes des Esprits des morts les tracas de la condition humaine ou la vilenie des mortels que nous sommes.

Et à l’école, j’ai découvert les rimes occidentales et des poètes Noirs qui avant moi ont été initiés à la parole du Blanc… Et ce n’était pas toujours avec douceur. En tout cas pas comme celle qu’exhale la poésie… »

Soro Solo