Tattegrain, la ramasseur d’épaves

Auteur : Jean Le Boël

Tattegrain, la ramasseur d'épaves

La ramasseuse d’épaves.
Cette peintre de Francis Tattegrain (1852-1915) compte parmi les oeuvres les plus marquantes de l’école de la Côte d’Opale acquises par le Château-Musée de Boulogne-sur-Mer. Jean Le Boel poète et romancier, s’interroge sur cette jeune femme aux vêtements en lambeaux, qui porte sur son épaule les restes d’une embarcation chavirée et "traîne son uinvers entier avec elle". Cette "Passante" victime insoumise des infortunes sociales et économiques de la Belle Epoque, offre à l’auteur un parallèle émouvant avec les peuples migrants d’aujourd’hui.

Paru le 1er juin 2010

Éditeur : Editions invenit

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Son éclat seul me reste

C’est une chose terrible que l’on n’ose s’avouer, et encore moins écrire – que des êtres que l’on aime et que l’on espère toute sa vie, des êtres que l’on implore et que l’on attend sans plus y croire, vous libèrent lorsqu’ils partent, même si les conditions de leur mort sont irrecevables, inacceptables. Ils partent et vous délivrent d’une attente infinie.
Libérée de l’attente, je peux désormais te convoquer et entreprendre avec toi des voyages clandestins.

Natacha Wolinski, Son éclat seul me reste, Éditions Arléa, 2020.