Téléscopages

Auteur : Valérie Rouzeau

Téléscopages

Dans ce poème composé de plusieurs morceaux (comme pour représenter la fragmentation de la météorite qu’il décrit), la forme résolument moderne, caractérisée par une grande liberté formelle, contraste avec l’objet ancien observé. Science et littérature se mêlent ici avec joie. Une voix s’élève pour expliquer de manière poétique un fait scientifique. De facto, la science, dont les faits sont parfois difficiles à comprendre, devient accessible grâce aux mots et images soigneusement choisis par le poète. Elle va jusqu’à interroger le manque d’enseignement de la science dans un cri d’énervement. Dans un vocabulaire tantôt simple, tantôt érudit, elle joue avec les mots comme elle joue avec la science. Les morceaux de météorite deviennent alors « des diamants » ou « le collier d’une déesse en colère ». Les références historiques ou culturelles sont très abondantes dans le poème, de Copernic à Tintin, en passant par Eluard dont elle rappelle le célèbre vers « La terre est bleue comme une orange ». Dans un premier temps bousculé par l’audace dont fait preuve l’auteur, le lecteur n’en sera que charmé davantage, et verra l’objet sous un oeil rafraîchi.

Paru le 1er octobre 2014

Éditeur : Editions invenit

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Anise Koltz

Le porteur d’ombre

Et si mon poème n’était qu’un visa
pour un pays lointain
une facture impayée
un compte à découvert

Anise Koltz, Le porteur d’ombre, Éditions Phi, 2001.