The Shadow of Sirius de William Merwin

The Shadow of Sirius de William Merwin

Sirius, l’étoile la plus brillante dans le ciel d’été, se lève et se couche avec le soleil pendant les jours les plus chauds de l’année, d’où son nom (qui veut dire ardent en grec). C’est un symbole parfait pour les passions de la jeunesse que William Merwin
contemple du haut de ses 80 ans.
Sorti en 2008, The Shadow of Sirius remporta le prestigieux prix Pulitzer pour la poésie (alors que l’auteur l’avait déjà obtenu en 1971). Dans la troisième partie de ce recueil il revient sur ses souvenirs du Causse avec une conscience aiguë du passage du temps et simultanément de l’instant présent. Jamais, semble-t-il, il n’a été aussi proche de son terroir d’adoption qu’en ces textes qui sont aussi une sorte

Paru le 1er janvier 2017

Éditeur : Fanlac

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.