Tipaza

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La vie je cours

1er juin 2010

La vie je cours

Collection Métive
Peintures de Serge Plagnol
"La vie je cours
après une
mèche de cheveux
les bonheurs
du regard
les frontières
du regard".

Te spectem

1er juin 2009

Te spectem

Collection Métive
Peintures de Richard Bréchet
"Seul
L’oiseau
Peut
Se poser sur la fine
Pointe
De la cime d’un pin
Et chanter
Sans s’occuper
De rien d’autre que
De l’espace
Et de l’ivresse d’être
A soi"

Le silence là-haut de Claude Haza

1er juin 2009

Le silence là-haut de Claude Haza

Collection Métive
Peinture de Jani
"Méditer le rêve
et saisir l’endroit neutre
au centre de l’être,
ce moment de souffle indifférencié
maintient l’équilibre
n’exclut aucune polarité
montre la voir du milieu,
seule conscience en toi
en miroir disponible.
Chaque lumire éclaire
le sens, la douleur et le langage de
ton corps occupé à n’être que lui".

Hypothèques sur l'infini

1er mai 2009

Hypothèques sur l’infini

Dessins de Serge Pey
"La lumière est assise
sur une chaise devant la porte
comme une vieille
Elle est un son
qui occulte
l’or qu’elle ne contient plus
Devant nous la maison de l’air
dresse une table vide
pour ses invités…"

Parabole des nuées

1er mai 2009

Parabole des nuées

Aquarelles de Fumika Sato
Prix Mallarmé 2009
"oh ! ces longues traînées écarlates dans la profusion du matin ! Abyssales menstrues de l’air et des nuées. Dans les ultimes soubresauts de la nuit, un organe béant enfante la chair bleue qui va réconcilier mystère et raison d’aimer."

Sirventès de Gilbert Casula

1er septembre 2008

Sirventès de Gilbert Casula

Collection Métive
Encres de Franta
Anesthésie mass-mediatique
"c’est la boîte à rêver, la machine hypnotique,
la machine à penser, à sentir et à voir,
mon esprit chaque jour dans son champ magnétique
est capté, aimanté et, du matin au soir,
il est phagocyté et comme anesthésié…"

Paysage solitaire

1er septembre 2008

Paysage solitaire

Collection Métive
Peintures de Patrick Lanneau
"Tu poses là devant moi le bol et ton regard
entre les doigts
Laisse glisser le soleil
Des ombres de roses qu’on dit anciennes
Planent au-dessus de nous
Tu n’as pas d’âge et pas de sexe
Autre est ton nom que je murmure
Tandis que surnagent le champignon noir
Le poulet et le vermicelle que d’agiles baguettes
Font danse vers (…)

Perdre Trace

1er juin 2008

Perdre Trace

Collection Métive
Peintures d’Alain Boullet
"Coup de serpe du silence
à même la chair mutique
Un mot
peut-être
prononcé à haute voix
rapprocherait les bords
de l’invisible plaie"

<i>Poètes, chenilles, les chênes sont rongés</i>

1er juin 2008

Poètes, chenilles, les chênes sont rongés

Collection Métive
Peintures de Françoise Rohmer
"C’est le désordre sur l’arbre et qu’il faut brûler pour
que tout redevienne noir. Il faut quitter cette vie folle
et trop blanche. Rompre avec ce "rien fulgurant."

Le mois dans la terre

1er octobre 2006

Le mois dans la terre

Textes inédits de Sophie Barganti et lavis originaux de Gérald Thupinier
"marcher dans la terre je le faisais nu
pieds jouais à glisser l’eau de terre entre les doigts de
à faire splitch splatch et à recommencer"

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.