Tournai

Tournai est une ville donnant à la poésie une place prépondérante dans sa dynamique culturelle. Dans les années 1970, Robert-Lucien Geeraert suggère au maire du Mont-Saint-Aubert de créer le « Chemin des Poètes ». Il s’agit d’un sentier pentu, rythmé par des marches dans lesquelles, depuis lors, sont intégrées plus de 60 pierres comportant de courts textes d’auteurs français et belges tels que Paul André, Albert Ayguesparse, Henri Bauchau, Audrey Bernard, Marguerite Yourcenar… Au Mont-Saint-Aubert toujours, se trouve le « Jardin des Poètes », parcelle du cimetière réservée à l’inhumation de poètes. Désigné sous le terme de « Jardin des Poètes », il fut inauguré le 8 mai 1971 ; grâce au mécénat de Géo Libbrecht. Les tombes individuelles y sont orientées vers la France.
Des voiries tournaisiennes portent également le nom de nombreux poètes tels que Georges Rodenbach, Adolphe Leray, Robert-Lucien Geeraert ou encore Gilbert Delahaye.
La Bibliothèque de la Ville dispose d’un nombre appréciable de recueils de poésie qu’elle met à la disposition de ses lecteurs. La bibliothèque de rue joue avec les mots dans ses animations.
Pour la reconnaissance de Tournai comme Ville en poésie, l’adjoint au maire ayant la culture dans ses compétences a créé un groupe de travail et de programmation avec les associations littéraires (Unimuse) et autres intégrant le mot dans leurs préoccupations (les Écrivains publics, le salon du Livre Tournai la Page…), des éditeurs, la Maison de la Culture…, ainsi que Colette Nys-Mazure et Françoise Lison-Leroy, les « marraines du projet ».

Coordonnées :
Adresse : Avenue des Frères Rimbaut 2
B-7500 Tournai
Pays : Belgique

Contact : Bibliothèque de Tournai
Téléphone : 0032 (0) 69 25 30 90
Courriel : bibliotheque@tournai.be

Poème
de l’instant

Alejandro Jodorowsky

C’est comme ouvrir un menhir avec les mains

Cessez de chercher, vous êtes la porte
et les gardiens qui en interdisent l’accès.
Chaque pas vous éloigne du nombril
chimères assoiffées d’aventure.
Vous croyez que le mariage vous libère de la mort
ou que l’argent vous marque dans la hiérarchie divine.
Cessez de chercher, la conscience est le philtre magique,
L’œil capable de rejoindre les orbites vides de Dieu
traversant la mort. Personne ne se rencontre soi-même
en parcourant les mers ou en explorant les cavernes.
C’est difficile, comme ouvrir un menhir avec les mains
car notre âme est plus dure que la pierre.

Alejandro Jodorowsky, Traduit de l’espagnol (Chili) par Martin Bakero et Emmanuel Lequeux
dire ne suffit pas, no basta decir, Le Veilleur Éditions, 2003.