Tournai

Coordonnées :
Adresse : Enclos Saint-Martin 52
B-7500 Tournai
Pays : Belgique

Contact : Monsieur Jacky Legge
Téléphone : 0032 (0) 497 708 565
Email : jacky_legge@maisonculturetournai.com
Site internet

Tournai est une ville donnant à la poésie une place prépondérante dans sa dynamique culturelle. Dans les années 1970, Robert-Lucien Geeraert suggère au maire du Mont-Saint-Aubert de créer le « Chemin des Poètes ». Il s’agit d’un sentier pentu, rythmé par des marches dans lesquelles, depuis lors, sont intégrées plus de 60 pierres comportant de courts textes d’auteurs français et belges tels que Paul André, Albert Ayguesparse, Henri Bauchau, Audrey Bernard, Marguerite Yourcenar… Au Mont-Saint-Aubert toujours, se trouve le « Jardin des Poètes », parcelle du cimetière réservée à l’inhumation de poètes. Désigné sous le terme de « Jardin des Poètes », il fut inauguré le 8 mai 1971 ; grâce au mécénat de Géo Libbrecht. Les tombes individuelles y sont orientées vers la France.
Des voiries tournaisiennes portent également le nom de nombreux poètes tels que Georges Rodenbach, Adolphe Leray, Robert-Lucien Geeraert ou encore Gilbert Delahaye.
La Bibliothèque de la Ville dispose d’un nombre appréciable de recueils de poésie qu’elle met à la disposition de ses lecteurs. La bibliothèque de rue joue avec les mots dans ses animations.
Pour la reconnaissance de Tournai comme Ville en poésie, l’adjoint au maire ayant la culture dans ses compétences a créé un groupe de travail et de programmation avec les associations littéraires (Unimuse) et autres intégrant le mot dans leurs préoccupations (les Écrivains publics, le salon du Livre Tournai la Page…), des éditeurs, la Maison de la Culture…, ainsi que Colette Nys-Mazure et Françoise Lison-Leroy, les « marraines du projet ».

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.