Tourner la page / Hamlet divague

d’Éric Auvray

Tourner la page / Hamlet divague

C’est le récit d’un homme qui quitte l’être aimé sur une aire d’autoroute. Il fonce.
C’est le flux de ses pensées, un grand mouvement symphonique.
Hamlet divague : Le Prince Hamlet ne sait pas où aller dans Elseneur. Il a bien rendez-vous
avec « O’Phéli » (O’folie), avec le fantôme de son père qui connait maintenant ce qu’est la mort. C’est sans compter sur l’ennemi des Danois, le norvégien Timbras.
La mélancolie du Prince bouleverse les repaires du temps. Dans ses divagations, il parle d’aujourd’hui et des figures symboliques abandonnées.

Les thèmes que j’aime traiter sont inspirés par la mélancolie, la déambulation,
le corps dans son exaltation et sa déchéance, la solidarité : les moyens pour en rendre compte sont le cabaret,
la comédie, les blagues de potache, les variations du langage, les sentiments, le surréalisme,
la dynamique des contraintes d’écriture, les classiques, les contemporains, Pippo del Bono,
la Rabbia. Donc les symphonies de Mahler, Bruckner…

Paru le 22 avril 2021

Éditeur : Atelier de l’agneau

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Sed satis est jam posse mori. Lucain

Naître, et ne pas savoir que l’enfance éphémère,
Ruisseau de lait qui fuit sans une goutte amère,
Est l’âge du bonheur, et le plus beau moment
Que l’homme, ombre qui passe, ait sous le firmament !

Victor Hugo, 1802-1885, « Sed satis est jam posse mori. Lucain », Les feuilles d’automne, 1831.