Tout ton cinéma de Patrick Argenté

Tout ton cinéma de Patrick Argenté

Qu’y a-t-il de commun entre la poésie et le cinéma ? Assurément de nous donner des images à voir, accompagnées d’une proche et lointaine bande son où se mêlent intimement la musique et les mots, la musique des mots. La comparaison sans doute s’arrête là et c’est bien ainsi.

Patrick Argenté fait donc son cinéma, cinéma subjectif certes mais où la réalité s’entête à être présente, des images où attendent des SDF, des amoureux, des enfants, des vieillards et des chats, un monde parfois secoué au passage des tsunamis.

Tout ton cinéma : de quoi ne pas trop y croire – ou beaucoup y croire – quelque chose à voir – à entendre – que le lecteur recrée.

promis rien que des riens qui ne vaillent

que miettes et la rumeur des caves la volonté

des mots à vouloir à tout prix se mêler des parfums

puis c’est comme du vent suspendu ou le train.

Paru le 1er janvier 2014

Éditeur : Jacques André éditeur

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.